Un siècle plus tard, le pèlerinage des Auxiliatrices de la Charité refait le chemin des origines

1 Oct 2026 | Famille Anizan | 0 commentaires

Auteur de l'article : Florence Krasowski
Crédit photos : Sr Martine Fuger, AC

Un siècle plus tard, le pèlerinage des Auxiliatrices de la Charité refait le chemin des origines

Les Auxiliatrices de la Charité ont organisé un pèlerinage au cœur de Paris ce 20 septembre 2026 pour revivre les origines de la congrégation, cent ans après sa fondation. Six sœurs Auxiliatrices de la Charité et le Supérieur général des Fils de la Charité ont marché sur les traces de la fondation de leur Congrégation en 1926.

Un livret de parcours pour guide

Sœur Martine avait créé un livret de parcours, avec photos et explications, pour mieux comprendre chaque étape de ce pèlerinage du centenaire dans Paris.

Etape 1 : la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

Le rendez-vous était donné à la Basilique du Sacré-coeur. Au printemps 1922, Thérèse Joly y vient pour une heure d’adoration.

Le livret raconte : “Sans qu’elle eût aucune intention de se confesser, elle se sent intérieurement pressée de s’adresser à un prêtre dont le confessionnal est très entouré”. Ce prêtre, le père Alexandre Josse, est présenté comme “un remarquable directeur spirituel”.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste où il recevait n’existe plus. Les pèlerins se sont donc recueillis dans la chapelle dédiée à saint Vincent-de-Paul, avec deux confessionnaux de l’époque du père Josse. Une chapelle dédiée à la charité, tout un symbole.

Etape 2 : l’Union des Œuvres, 104 rue de l’Université

Le groupe est descendu en funiculaire puis a marché une quinzaine de minutes jusqu’au métro Abbesses. De là, il a rejoint le 104 rue de l’Université, dans le 7e arrondissement. Dans la petite chapelle de l’Union des Œuvres catholiques ouvrières, le Père Anizan a célébré la messe de fondation de la Congrégation des Auxiliatrices de la Charité.

Le livret résume l’ambition de ces prêtres : “faire découvrir aux ouvriers qu’ils sont aimés de Dieu” et “construire une société plus juste et fraternelle”. Un héritage que les soeurs Auxiliatrices poursuivent aujourd’hui, en mission ouvrière, en paroisse, en association.

Etape 3 : rue Cambacérès, là où tout a commencé

Après une quinzaine de minutes de marche vers la rue La Boétie, les pèlerins ont retrouvé des bâtiments de l’époque de la fondation. Dans cette rue du 8e arrondissement, Alice Maigne avait un appartement : c’est là dès 1925 que “s’abrite les tout premiers commencements de la fondation”. Le livret retient la date du 15 octobre 1926 “désigné par le Père Anizan pour la fondation de l’Institut des Auxiliatrices de la Charité”. Aujourd’hui, la rue est calme et résidentielle mais c’est “un véritable fragment d’histoire parisienne”.

Les premières soeurs Auxiliatrices de la Charité à Paris

Des questions pour avancer

Chaque étape du livret se termine par une question. Celle de la rue Cambacérès invite à se demander : « quel regard je porte sur le passé, le présent et l’avenir ? » Car « vivre un centenaire c’est revoir cette histoire ».

Calixto Martinez fc, le Supérieur général des Fils de la Charité, participant au pélerinage du centenaire témoigne :

“Pour moi, le pèlerinage était simple et beau, car c’est précisément dans la simplicité que la beauté peut être mieux appréciée.
Ce jour-là, ma réflexion portait sur la fidélité. La fidélité de Dieu, en particulier envers les plus petits et les pauvres. Et je pensais que la présence des sœurs Auxiliatrice de la Charité entre les pauvres et travailleurs a été et est encore, comme une extension de cette fidélité de Dieu envers les plus petits et les pauvres”.

Rendez-vous le 17 octobre à Issy-les-Moulineaux

Après une année à célébrer l’évenement de leur centenaire de fondation dans les communautés un dernier événement est prévu le samedi 17 octobre 2026 à Issy-les-Moulineaux à partir de 14h30 pour une Eucharistie suivie d’un temps convivial et d’un apéritif dinatoire.

1926-2026 : Les soeurs Auxiliatrices de la Charité “enracinés dans une histoire”

Visuel de l'invitation fête du centenaire avec la Famille Anizan le 17 octobre 2026 à Issy-les-Moulineaux avec les Auxiliatrices de la Charité

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les oreilles de l’évêque, à propos des diacres

Les oreilles de l’évêque d’Étienne Grieu : qui sont les diacres, au service de la liturgie et des plus pauvres ? Coup de cœur.

Hommage au père Eric Récopé fc (19/03/45–dans la nuit du 15 au 16 octobre 2026)

Le père Eric Récopé de Tilly Blaru fc est décédé à Paris dans la nuit du 15 au 16 octobre 2026 à l’age de 81 ans.

Prendre le positif de la vie, même dans les galères

Marie-Juliette raconte son père prisonnier de guerre, son enfance de gauchère contrariée et comment prendre le positif de la vie face aux épreuves.

Vieillir dans la foi : chaque jour mène à Dieu

Vieillir dans la foi, entre isolement et dépouillement : Bernard invite à faire de chaque jour un chemin vers Dieu, à l’exemple de Nazareth.

Accompagner des souffrances par Françoise Niessen

Accompagner des souffrances : Françoise Niessen éclaire la souffrance, la fin de vie et l’art d’accompagner.

Saint Carlo Acutis à Romariz : une statue et une relique pour la jeunesse

Le 4 octobre 2026, la paroisse de Romariz a accueilli la statue et une relique de saint Carlo Acutis. Flávio Alvés fc nous explique pourquoi.

Ouverture d’une Annexe paroissiale à Vindoulou-Obambi en République du Congo

L’Annexe paroissiale Sainte Faustine ouvre le dimanche 25 octobre 2026 à Vindoulou-Obambi en République du Congo, lors d’une messe à 8 heures.

Bogotá : le Festival Anizan fait vivre le charisme au cœur d’un quartier populaire

A Bogotá, le Festival Anizan rassemble jeunes et habitants autour de la figure du père Anizan, de la foi, du service et de la fraternité.

Adieu ma Russie : Nicolas Werth, un historien face à la Russie de Poutine

Adieu ma Russie : l’historien Nicolas Werth mêle son histoire familiale à celle de l’URSS dans un livre testament, publié aux Belles Lettres.

Veillée du pape Léon au Stade de France : témoignage de Margaux

Margaux témoigne de la veillée du pape Léon XIV au Stade de France : 80 000 jeunes, chants, procession des saints et message fort.

Share This