Un siècle plus tard, le pèlerinage des Auxiliatrices de la Charité refait le chemin des origines
Les Auxiliatrices de la Charité ont fait un pélerinage au cœur de Paris ce 20 septembre 2026 pour revivre les origines de la congrégation, cent ans après sa fondation. Six sœurs Auxiliatrices de la Charité et le Supérieur général des Fils de la Charité ont marché sur les traces de la fondation de leur Congrégation en 1926.
Un livret de parcours pour guide
Sœur Martine avait créé un livret de parcours, avec photos et explications, pour mieux comprendre chaque étape de ce pèlerinage du centenaire dans Paris.
Etape 1 : la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Le rendez-vous était donné à la Basilique du Sacré-coeur. Au printemps 1922, Thérèse Joly y vient pour une heure d’adoration.
Le livret raconte : “Sans qu’elle eût aucune intention de se confesser, elle se sent intérieurement pressée de s’adresser à un prêtre dont le confessionnal est très entouré”. Ce prêtre, le père Alexandre Josse, est présenté comme “un remarquable directeur spirituel”.
La chapelle Saint-Jean-Baptiste où il recevait n’existe plus. Les pèlerins se sont donc recueillis dans la chapelle dédiée à saint Vincent-de-Paul, avec deux confessionnaux de l’époque du père Josse. Une chapelle dédiée à la charité, tout un symbole.
Etape 2 : l’Union des Œuvres, 104 rue de l’Université
Le groupe est descendu en funiculaire puis a marché une quinzaine de minutes jusqu’au métro Abbesses. De là, il a rejoint le 104 rue de l’Université, dans le 7e arrondissement. Dans la petite chapelle de l’Union des Œuvres catholiques ouvrières, le Père Anizan a célébré la messe de fondation de la Congrégation des Auxiliatrices de la Charité.
Le livret résume l’ambition de ces prêtres : “faire découvrir aux ouvriers qu’ils sont aimés de Dieu” et “construire une société plus juste et fraternelle”. Un héritage que les soeurs Auxiliatrices poursuivent aujourd’hui, en mission ouvrière, en paroisse, en association.
Etape 3 : rue Cambacérès, là où tout a commencé
Après une quinzaine de minutes de marche vers la rue La Boétie, les pèlerins ont retrouvé des bâtiments de l’époque de la fondation. Dans cette rue du 8e arrondissement, Alice Maigne avait un appartement : c’est là dès 1925 que “s’abrite les tout premiers commencements de la fondation”. Le livret retient la date du 15 octobre 1926 “désigné par le Père Anizan pour la fondation de l’Institut des Auxiliatrices de la Charité”. Aujourd’hui, la rue est calme et résidentielle mais c’est “un véritable fragment d’histoire parisienne”.
Des questions pour avancer
Chaque étape du livret se termine par une question. Celle de la rue Cambacérès invite à se demander : « quel regard je porte sur le passé, le présent et l’avenir ? » Car « vivre un centenaire c’est revoir cette histoire ».
Rendez-vous le 17 octobre à Issy-les-Moulineaux
Après une année à célébrer l’évenement de leur centenaire de fondation dans les communautés un dernier événement est prévu le samedi 17 octobre 2026 à Issy-les-Moulineaux à partir de 14h30 pour une Eucharistie suivie d’un temps convivial et d’un apéritif dinatoire.
1926-2026 : Les soeurs Auxiliatrices de la Charité “enracinés dans une histoire”

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