Trois pays, quatre ordinations en février 2026
Les 7 et 14 février 2026, quatre Fils de la Charité seront ordonnés, un prêtre et trois diacres, lors de célébrations en RDC, en Côte d’Ivoire et en Italie.
A Kinshasa, en RDC, ordination diaconale de Gratia Ngisi fc
Son éminence Fridolin Cardinal AMBONGO, Archevêque Métropolitain de Kinshasa, procédera à l’ordination diaconale du frère Gratia Ngisi fc le samedi 7 février 2026 à 9h30, en la Cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa en RDC.
Témoignage frère Gratia Ngisi fc – février 2026 : “J’ai vu la main de Dieu”
Fils de Lino Ngisi et de Emma Iyulu, je suis né dans une famille chrétienne catholique de huit enfants dont je suis troisième.
Naissance de ma vocation
Né dans un territoire évangélisé profondément, j’ai appris l’éducation chrétienne des parents, à l’école et à l’église dans les différents mouvements apostoliques en l’occurrence dans le groupe de jeunes de Lumière d’où ma vocation a été motivée.
S’agissant de ma vocation de Fils de la Charité, il convient de souligner que mon premier contact en 2015, m’a permis de découvrir le mode de vie des pères Fils de la Charité : une vie communautaire et pastorale simple, proche du peuple. Cette découverte suscitera en moi le désir de vouloir vivre comme eux.
Le lien avec le Père Anizan
Mes contacts avec les différents écrits du fondateur, le père Jean-Emile Anizan comme « Les écrits spirituels » et « Petite christologie du père Anizan » m’ont permis de retenir trois grandes lignes spirituelles à savoir : le mal de Dieu, le mal du peuple et le mal du ministère. Ces réalités sont devenues pour moi un héritage passionnant, un véritable itinéraire de vie en tant que Fils. D’où la certitude que ma vie est un don gratuit reçu de Dieu ; je la dois totalement à ce Dieu d’amour en signe de reconnaissance.
Au quotidien, une présence qui console et réconcilie
En pastorale actuelle, en regardant mon passé et mon présent, je fais un joyeux constat que chaque jour est pour moi un nouveau décollage. Le bon Dieu, Jésus le Bon Pasteur et l’Esprit Saint m’accompagnent et me guident.
Le monde du travail est un espace d’épanouissement du charisme Fils de le Charité car c’est là que je deviens une réponse à la mission Fils ; les enfants, les travailleurs trouvent un accompagnement ponctuel dont ils ont besoin.
En pastorale paroissiale je rencontre d’une part une catégorie personnes divisées, d’autre part une catégorie de personnes révoltées contre Dieu et contre l’humanité. Ces deux catégories se trouvent consolées par notre présence comme Fils car nous sommes une réponse à leurs problèmes.
Simplement parce que les unes se sont réconcilier avec eux-mêmes, avec Dieu et avec les autres par notre biais.
Par le charisme Fils, Dieu se fait proche de son peuple
Ma joie est grande de constater par le charisme Fils dont nous faisons usage, Dieu se fait proche de son peuple pour le consoler, le réconcilier et le sauver. Je prie que le Seigneur m’emplisse de ses grâces afin que le ministère diagonal que je vais exercer soit toujours une réponse favorable de Dieu par moi à son peuple, à ma communauté et à ma famille biologique et religieuse. Amen.
A Abidjan, en Côte d’Ivoire, ordination sacerdotale de Samuel Affoumane fc
Dans la ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire, notre frère Samuel Affoumane fc sera ordonné prêtre le samedi 14 février 2026 à la Paroisse Saint Embroise Jubilé d’Abidjan Cocody Angré, à 9 heures, en présence du Supérieur général Calixto Martinez fc. Il a choisi comme phrase d’ordination “Le Christ c’est tout” en lien avec Éphésiens 1, 22-23 et une phrase du père Jean-Emile Anizan, fondateur des Fils de la Charité: “Je veux que Dieu soit le tout de ma vie, pour cela, il faut qu’il soit le tout de mon coeur”.
A Riano en Italie, ordinations de Christian Basila fc et Gilles Miakoumoutima fc
Témoignage de Gilles Miakoumoutima fc – janvier 2026
L’expérience vocationnelle et ses défis
L’expérience vocationnelle m’a permis de comprendre que la vocation possède une dimension paradoxale : elle est à la fois stable et dynamique. Au cours de ma formation, j’ai été confronté à diverses épreuves, issues tant des relations humaines que des sollicitations du monde contemporain. Ces difficultés ont suscité en moi une interrogation fondamentale : Seigneur, m’appelles-Tu vraiment à la vie religieuse ? C’est dans la prière, l’ouverture du cœur, l’accompagnement spirituel et la fraternité religieuse que j’ai trouvé la force de persévérer.
La joie et la responsabilité du ministère
Aujourd’hui, je me reconnais habité par un sentiment de joie et de responsabilité inhérent au ministère diaconal. Cette réalité n’a rien de surprenant, dans la mesure où je perçois l’action constante du Seigneur dans mon cheminement. Je garde mon regard fixer vers Celui qui a purifié mes motivations et donné une réponse à mon appel.
Hésitation et engagement : répondre à l’appel
Il apparaît légitime qu’un jeune manifeste une certaine hésitation face à l’engagement religieux. Toutefois, cette hésitation ne doit pas être interprétée comme une incapacité à se faire confiance. Dieu voudrait qu’une volonté minimale notre part pour qu’Il purifie le doute, éclaire l’hésitation et confirme l’appel de celui qu’Il destine à Son service. Ainsi, lorsqu’un tel désir se manifeste, il est préférable d’oser l’engagement. La formation religieuse offre alors les moyens nécessaires pour comprendre ses résistances et favoriser un développement intégral.
Témoignage de Christian Basila fc – janvier 2026
Les fondements de l’appel : une foi enracinée dès l’enfance
Depuis mon enfance, la foi chrétienne a occupé une place centrale dans ma vie. Elle s’est construite progressivement à travers la prière quotidienne, la participation régulière à la messe et l’engagement actif dans la paroisse. Ces pratiques spirituelles ont constitué le socle de ma relation personnelle avec Dieu. Mon parcours a été marqué par une implication dans différents mouvements ecclésiaux, notamment la chorale, le service de l’autel et la catéchèse. Ces engagements m’ont permis de découvrir la beauté du service et la joie de vivre pour le Seigneur. À travers ces expériences, j’ai appris à mieux écouter Dieu et à cultiver une vie intérieure.
Le discernement vocationnel : entre appel de Dieu et luttes intérieures
Avec le temps, une question revenait fréquemment dans mon esprit : « Et si Dieu m’appelait moi aussi ? » Cette interrogation traduisait un début de prise de conscience de ma vocation. Toutefois, elle s’accompagnait de doutes, de peurs et d’incertitudes. En effet, comme tout jeune, je nourrissais également des projets humains et des ambitions personnelles. Je rêvais d’un avenir fondé sur la réussite, la sécurité matérielle et l’épanouissement personnel. L’appel de Dieu apparaissait alors à la fois attirant et inquiétant. Il me promettait une joie profonde, mais exigeait aussi un renoncement. Une véritable lutte intérieure s’est alors installée entre mes désirs personnels et l’appel du Christ. À certains moments, j’ai tenté de fuir cette voix intérieure, préférant suivre mes propres plans. Cependant, Dieu, dans sa patience et sa miséricorde, ne cessait de me rappeler à Lui par des événements, des rencontres et des temps de prière. Peu à peu, j’ai compris que la vocation ne dépend pas d’abord des capacités humaines, mais de la disponibilité du cœur. Accueillir l’appel de Dieu signifie faire confiance et se laisser conduire par Lui.
L’engagement et la fidélité : une réponse quotidienne à l’appel du Christ
En entrant en formation religieuse chez les Fils de la Charité, j’ai découvert la richesse et la profondeur de la vie consacrée. Cette étape a marqué un tournant décisif dans mon parcours vocationnel. Bien que ce chemin ne soit pas exempt de difficultés, j’y ai trouvé un climat de soutien, de fraternité et de croissance humaine et spirituelle. Dire « oui » au Christ n’est pas un acte ponctuel, mais un engagement renouvelé quotidiennement. C’est un choix constant de se laisser transformer par l’Évangile. Aujourd’hui, fort de cette expérience, j’encourage mes jeunes frères à prendre au sérieux leur vie spirituelle et à écouter Dieu dans le silence de leur cœur. Je les invite à ne pas avoir peur de répondre à Son appel, à se faire accompagner dans le discernement et à avancer avec courage, foi et confiance. Car suivre le Christ est une source de joie profonde et durable.
Gilles Miakoumoutima fc (originaire de la République du Congo) et Christian Basila fc (originaire de RDC) seront ordonnés diacre le 14 février 2026, à 16h30, à A Riano en Italie, par Mons. Gianrico Ruzza, vicaire du diocèse de Porto Santa Rufina.
Le Vicaire général des Fils de la Charité Francisco Ortiz fc sera présent à Riano pour l’ordination des deux diacres, aux côtés de Benjamin Vergniaud fc. qui animera leur retraite spirituelle. Ils ont choisi cette citation du père Anizan: “Nous devons aimer Dieu pour le faire aimer”.

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