L’Envol, un spectacle de Raphaëlle Hubin entre danse et quête intérieure

7 Mai 2026 | Chantiers | 0 commentaires

Auteur de l'article : Raphaëlle Hubin
Crédit photos : M Dupont

L’Envol, un spectacle de Raphaëlle Hubin entre danse et quête intérieure

Au Festival Off d’Avignon 2025, une rencontre inattendue bouleverse Pierre Tritz fc. Sur une place du centre-ville, une danseuse vêtue de bleu attire son regard. Quelques jours plus tard, dans la chapelle de l’Oratoire, le spectacle L’Envol ouvre un dialogue. À la sortie, les premiers mots échangés avec Raphaëlle Hubin tissent un lien profond. Pour la revue Chantiers de décembre 2025, Pierre Tritz fc revient sur cette rencontre entre art, beauté et intériorité.

La beauté comme œuvre de consolation

J’ai toujours été touchée par le Beau. Une beauté à la croisée de la bonté. Je crois que la beauté fait œuvre de consolation dans le monde, et j’y ai toujours puisé un puissant réconfort.

Diplômée de Sciences Po et de HEC Paris, après avoir travaillé une dizaine d’années dans le monde de l’entreprise, je me suis reconvertie pour m’investir au service de cette Beauté.

J’ai découvert la colorimétrie, une approche de mise en valeur des personnes à partir des couleurs de vêtements qui les révèlent naturellement. J’accompagne aujourd’hui les femmes à mettre en harmonie leur apparence et leur personnalité, et exprimer leur beauté profonde. Je trouve beaucoup de sens à faire exister des personnes qui sont davantage elles-mêmes et rayonnent de leur authenticité.

L’Envol, un seule-en-scène poétique

Dans la lignée de ce travail d’unification, j’ai créé en 2023 un spectacle pour inspirer chacun à réaliser ses rêves : L’Envol. Il a été joué 65 dates dans des théâtres, festivals, paroisses, établissements scolaires, et présenté au Festival Off d’Avignon 2024 et 2025.

Ce spectacle est un seule-en-scène poétique qui mêle le théâtre, la danse et le chant. Il raconte le chemin initiatique parlait mieux que les mots de la libération qui s’opère.

Une danse inspirée de Loïe Fuller

La danse serpentine de Loïe Fuller, par l’amplitude de 5 mètres du costume, est très graphique et spectaculaire. L’intention de cette danse est d’exprimer l’expansion de l’être, l’envergure de la personne humaine quand elle déploie vraiment qui elle est.

C’est une danse assez méditative, qui a une connotation spirituelle par sa couleur bleue et la forme de flamme qu’elle emprunte. A travers cette danse, j’ai voulu manifester le déploiement pris au fur et à mesure de mon chemin, concret, réel.

Une mise en scène sobre et épurée

La mise en scène est sobre, épurée. Sur scène, un coffre. Cette sobriété permet d’ouvrir l’imaginaire à l’évocation des différents univers retracés dans le parcours de vie.

Une poésie simple, qui laisse toute la place à l’expression dansée dans le tournoiement du costume de Loïe Fuller. Prenant tour à tour la forme d’une flamme, d’une fleur ou encore évoquant l’eau, cette danse hypnotique embarque le spectateur dans l’envol.

Ce spectacle est aussi un témoignage de foi, d’une conversion, un retournement qui découle de la rencontre avec le Christ qui change tout.

Le bleu et l’orange des costumes crée à la fois une harmonie chromatique et un rendu très esthétique et visuel. La danse de tournoiement arrive à la toute fin du spectacle, pour exprimer le renouveau de la vie qui continue malgré les questionnements en suspens.

Alors que les pieds manifestent l’ancrage au sol, les gestes des bras sont l’expression du lien vivant entre la terre et le ciel.

Un acte de résilience pour réenchanter le quotidien

Ce spectacle est un acte de résilience, une manière de transformer un vécu difficile, une longue quête en évènement lumineux pour soi et pour les autres.

Il exprime un passage : cette descente de la tête au cœur, d’un univers très intellectuel conduit par le mental à un univers d’écoute beaucoup plus globale de l’être, de la sensibilité et de toute la personne humaine.

Mon intention : que les spectateurs repartent avec un nouveau regard pour réenchanter leur quotidien, écouter leur petite voix intérieure et prendre leur envol.

Raphaëlle Hubin

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

“Le vivant qui se défend”: un documentaire écologiste entre combat, peur et émerveillement

“Le vivant qui se défend” est un documentaire de Vincent Verzat sur l’engagement écologique, la nature et le sens du combat pour le vivant.

Pentecôte 2026 sur le chemin du père Anizan à Verdun

À Verdun, la Pentecôte 2026 sur le chemin du père Anizan : marche, mémoire, prière et fraternité au cœur des villages détruits.

Hommage au père Félix Piron fc (22/03/1940 – 25/05/2026)

Le décès du père Félix Piron fc est survenu le lundi de Pentecôte 25 mai 2026 à l’Ehpad de Quincy-sous-Sénart, à l’âge de 86 ans.

Le visage du Père Anizan entre les lignes

Christelle Simonetti raconte sa retranscription de la correspondance reçue par le père Anizan dans le Bulletin de la Fraternité Anizan.

100 ans de mission pour les Auxiliatrices de la Charité

Des Courtillères à Aubervilliers, de Paris au Portugal, les Sœurs Auxiliatrices de la Charité célèbrent leur centenaire au cœur des quartiers populaires.

Surconsommation, on arrête tout et on réfléchit ! par Samuel Sauvage

Samuel Sauvage analyse les mécanismes de la surconsommation et appelle à une sobriété individuelle et collective face aux défis écologiques.

Centenaire des Auxiliatrices de la Charité : une fête d’action de grâce à Bobigny

À Bobigny, les Auxiliatrices de la Charité ont célébré 100 ans de mission et 65 ans de présence dans le quartier de Courtillères.

Deux chorales, une même joie : Bourges et Grigny réunies pour l’Ascension

Rencontre fraternelle entre les chorales de Bourges et Grigny pour l’Ascension 2026, autour de la prière, du chant et de la communion.

La Ballerine de Kiev par Stéphanie Perez

La Ballerine de Kiev raconte la guerre en Ukraine à travers des artistes bouleversés par le conflit, entre danse, résistance et survie.

La fête du Sacré-Cœur rappelle aux Fils de la Charité leur identité profonde

La fête du Sacré-Cœur rappelle aux Fils de la Charité leur vocation : aimer, servir les pauvres et porter l’espérance populaire.

Share This