“Le vivant qui se défend” : un documentaire écologiste entre combat, peur et émerveillement
Cet article est extrait du bulletin de la Fraternité Anizan de mars 2026, dans la rubrique “La page écolo”. Ghislaine Lecomte nous y présente le documentaire “Le vivant qui se défend” de Vincent Verzat, une œuvre disponible gratuitement en ligne et au cinéma, qui invite à repenser notre rapport au vivant et à l’engagement écologique.
Un film qui interroge notre lien profond à la nature
Je viens de découvrir un film documentaire que j’ai envie de vous partager. Il s’agit d’un film de Vincent Verzat “Le vivant qui se défend”. Il a été réalisé grâce au financement participatif. Il est visible gratuitement sur sa chaine YouTube “Partager c’est sympa” mais aussi au cinéma. Peut-être pourrez-vous organiser une projection suivie d’un échange, le mode d’emploi est sur le site en question.
Mais avant cela, si je vous le présentais ? Il s’agit d’un film dans lequel l’auteur, militant écologiste, interroge son engagement et son lien avec la nature.
Un militant qui reprend souffle
Au fil des luttes menées, il perd peu à peu l’énergie vitale. Il prend conscience qu’il a besoin de reprendre souffle. C’est au travers de l’observation, en se mettant à l’affût de la vie, qu’il a compris que la protection de l’environnement est celle du vivant. Il ne s’agit pas seulement de l’eau des méga-bassines à Sainte-Soline ou des terres pour l’autoroute A69 mais de révéler “l’attachement au monde”. Le fait d’observer lui permet surtout d’affirmer : “Malgré tout, le cosmos tient !”.
De la protection des habitats à la guérison des milieux
Au-delà du combat pour la protection d’habitat d’animaux, il veut participer à la guérison des milieux. Il donne l’exemple des rivières dont la protection est également utile lors des incendies. Il évoque aussi l’impact des forêts qui ne peuvent être simplement considérées comme un bien. La protection de la forêt de Tarnac a ainsi permis de réaliser un protocole désormais disponible “Vigie des feuillus”. Il évoque une “approche sensible et politique”. Il s’agit de se sentir relié aux écosystèmes. “Tout est lié” comme l’écrivait le Pape François.
Mais Vincent Verzat avoue aussi sa faiblesse, que ce soit lorsque la répression d’un mouvement se fait violente ou à la veille d’un engagement dans son village : “Toujours peur de souffrir” . Il craint de ne pas réussir à empêcher une déviation infondée parce qu’il a “un attachement affectif à un tout petit bout du monde”.
S’accrocher au vivant
Il conclut que les victoires ne sont pas définitives mais qu’il faut s’accrocher au vivant qui nous entoure, se sentir relié. “Vivre digne et affronter ce qui vient. Nous sommes le vivant qui se défend !”. Or, ce que veut Dieu, c’est bien “l’homme debout !”.
J’ai trouvé ce film très profond parce qu’il nous parle des combats, de peurs mais aussi de l’émerveillement ! Il rend grâce à la création même s’il n’emploierait pas ce vocabulaire !
Ghislaine Lecomte

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