Hommage au père Jacques Robbe fc (22/01/1935– 17/06/2026)
Mise à jour : 23 juin 2026
Faire-part de décès
Joël Vabre fc, Délégué de France et Jean Guellerin fc, Responsable de la Communauté Saint-Joseph,
Sa famille, ses Amis,
font part du décès du père Jacques Robbe fc, survenu le 17 juin 2026, à l’Ehpad de Savigny-le-Temple (77) où il résidait depuis 2022. Il avait 91 ans.
Il a vécu sa mission en France, Congo et Côte d’Ivoire : à Vierzon (18), Le Kremlin-Bicêtre (94), La Courneuve (93), Poissy (78), Brazzaville (République du Congo), Kinshasa (RDC), Abidjan (Côte d’Ivoire), Valenciennes (59), Paris 18ème, Grigny (91), Bourges (18), Issy-les-Moulineaux (92), Quincy-sous-Sénart (91) puis Savigny-le-Temple (77). Il a été élu Supérieur de la Région France des Fils de la Charité à Paris Louis Blanc de 2007 à 2010.
Vos messages de condoléances peuvent être laissés ci-dessous
Messe d’adieu
- La messe de sépulture aura lieu jeudi 25 juin 2026, à 14h30, en l’église Saint-Étienne d’Issy-les-Moulineaux.
- Elle sera suivie de l’inhumation dans le caveau des Fils de la Charité à d’Issy-les-Moulineaux (cimetière municipal, 57 rue de l’Egalité, 92130 Issy-les-Moulineaux).
Nous prions pour notre frère Jacques Robbe fc et le confions au Dieu Charité par l’intercession du père Anizan.
Portrait de Jacques Robbe fc
Jacques est né le 22 janvier 1935 en Algérie où son père avait été envoyé comme ingénieur dans le pétrole. Il est l’aîné d’une famille de onze enfants, 5 garçons et six filles. Et cette première place dans la fratrie l’a amené à prendre très tôt des initiatives et des responsabilités. Cette posture en a fait un homme entreprenant et travailleur sur tous les plans, refaire un appartement, bricoler des meubles, faire de la cuisine ou le marché, rien ne l’arrêtait.
Un homme pragmatique et courageux tourné vers le monde à la manière du Nathanaël de l’Evangile
« Bien sûr je n’oublie pas ta rude franchise. Quand tu avais quelque chose à dire, tu le faisais sans détours ni arrière-pensées. La diplomatie n’était pas ton fort. Mais lorsque tu te rendais compte que tu avais blessé quelqu’un, tu en étais tout malheureux et tu demandais humblement pardon car tu n’étais ni fier ni insensible. Tu avais horreur de l’hypocrisie. Tu n’aimais pas les longues liturgies ni les cérémonies un peu trop pompeuses à ton goût. Tu craignais que ce soit du vernis ou du superficiel cachant une réalité peu conforme à une vie évangélique. » Louis
Jacques était attentif à la vie des gens du quartier, il savait regarder, écouter et voir comment améliorer avec eux leur vécu quotidien, un sens pastoral ouvert et large qui n’hésite pas à rejoindre les périphéries.
« A Grigny, j’ai apprécié de Jacques sont investissement au comité des habitants. Nous y allions parfois ensemble. Nous étions connus des gens du quartier ; nous étions investis dans la lutte contre les expulsions locatives pour retard de paiement des loyers. Tous les deux, nous avons cherché à créer un garage solidaire, voyant tous ces hommes dépanner des voitures à ciel ouvert qu’il pleuve ou vente mais hélas ce projet n’a pas abouti par manque de soutien de la mairie et malgré les liens tissés avec une même initiative ailleurs » Jean-Michel
Jacques, un homme qui a hérité de la tradition familiale le sens du collectif, de l’accueil et du partage.
« Ce que l’on remarquait aussi chez toi, c’est ta capacité d’accueillir les autres tels qu’ils étaient sans les juger. Je crois que cela fait partie de l’ADN des ROBBE. J’ai toujours admiré comment tes parents ouvraient leur cœur et les portes de leur maison, à Eaubonne ou au chalet de Puy-Saint-Vincent, à plein de personnes très différentes. Ta maman offrait l’hospitalité simplement avec le sourire. Alors on ajoutait un ou deux couverts sur une table déjà bien remplie et on étendait des matelas par terre en renfort des lits tous occupés. J’ai personnellement bénéficié de cette hospitalité au point de devenir comme un membre de la famille. Aîné de la fratrie, tu es toujours resté attaché à chacun et chacune de tes frères et sœurs, partageant leurs peines et leurs inquiétudes, heureux de leurs joies et réussites. Tu respectais leurs options de vie, tu pensais et tu disais « c’est son choix, chacun est libre ». Cet héritage de tes parents d’accueil sans juger, tu as su le garder et le faire fructifier à ta manière, simple et sans détours. » Louis
Jacques, l’alpiniste chevronné qui a gravi des sommets difficiles comme l’Ailefroide face nord – 10h d’ascension avec son frère Jean et Gaby Dion. Même son père était inquiet et il est allé les attendre au Pré Madame Carle.
« Je ne vais pas vous raconter Jacques sur les sentiers de Névache, sur les glaciers du Pelvoux ou des Ecrins. J’ai connu guide plus prudent ! Quelques fois, on se désencordait un peu vite avec, en prime, le fameux “il ne faut pas tomber !”. Et je ne suis pas tombé. Ce matin-là, je n’étais pas fier lors de la descente de l’Ailefroide orientale ; de retour au chalet, son frère Jean, qui était aussi guide de haute montagne, l’avait appelé à plus de prudence. C’était Jacques, il fonçait, avec une formidable confiance en lui, dans les autres, en ce Dieu qu’il priait “avec application” et toujours tranquillement. » Gérard
Jacques, un homme atteint par cette maladie d’Alzheimer qu’on ne sait toujours pas traiter.
« La maladie aura pris le temps, un long temps, elle l’aura enfermé dans un couloir d’hôpital, qu’il ne cessait d’arpenter. Désormais c’est plus haut que les cimes, c’est parmi les étoiles qu’il se promène, sans corde ni baudrier, mais avec beaucoup de ceux qu’il aura aimés. » Gérard
« Les dernières années de ta vie ont été assombries par cette maladie pernicieuse qui a mis à mal tes facultés cognitives et comportementales jusqu’à t’enfermer dans un monde mystérieux où personne n’avait accès. Nous, tes proches, nous n’avons pas pu voir que ce mal était à l’œuvre depuis un bon moment et qu’il était la source de changements dans tes paroles et tes façons d’agir. Il ne faudrait pas que l’image que tu as pu donner ces dernières années de vie active ternisse ou occulte toutes les richesses de ton parcours de vie. » Louis
Un homme à la foi chevillée au corps
Voilà comment Jacques exprime l’appel du Christ à le suivre :
« Nous sommes en 1949, j’ai 14 ans. Je participe à un camp JEC (Jeunesse étudiante chrétienne) où j’étais le plus jeune. Au retour, un jeune me propose de fonder la JEC au lycée d’Enghien. Et jusqu’au bac, nous n’avons jamais été qu’une poignée. Nous étions la seule présence d’Eglise dans le lycée, mais ça ne nous a jamais gênés. Avec le temps, la JEC me demande de devenir fédéral : nous sommes toujours un petit nombre pour couvrir toute la Seine-et-Oise. Des jésuites nous accompagnent, mais nous étions des laïcs responsables. A cette époque, je ne fréquentais guère la paroisse d’Eaubonne. Lorsque je redouble ma Philo au lycée Jacques Decourt à Paris, nous étions 3 chrétiens dans la classe. Arrive la condamnation par Rome des prêtres ouvriers et des théologiens connus comme Chenu, Congar, De Lubac, Feret. Rome n’avait toujours rien compris à la déchristianisation de la France.
Un peu plus tard, j’ai eu ma « Nuit de feu », au cours d’une retraite chez les jésuites de Chantilly : il semblait que Dieu m’appelait à une vocation religieuse et (ou) sacerdotale. Rien ne pressait. Je m’inscris en droit à la Sorbonne. C’est alors qu’une vieille voisine, ayant appris que je désirais devenir prêtre, me donne un livre, « Jean Emile Anizan » de Gabriel Bard. Je lisais ce livre dans le train ; il me paraissait vieillot et pas très bien écrit, mais j’ai été saisi par l’homme dont on racontait l’histoire : c’est comme si je voyais, derrière les lignes, la profondeur d’âme qui l’animait. »
Autre événement qui nous fait un peu mieux percevoir l’attachement de Jacques à Dieu au travers de la Congrégation des Fils de la Charité, sa famille pour laquelle il sait se rendre disponible.
« Après le décès de Michel Gobin, le conseil général s’interrogeait sur l’avenir de l’Institut en Afrique : nous étions au milieu du gué. Soit continuer la fondation, soit la stopper si l’on ne trouvait pas un responsable ! Je me suis alors souvenu de Sr Jeanne Marie, une ermite, qui m’avait dit au début de mon supériorat : « Mon petit frère, si, un jour, tu rencontres un problème important, n’aie pas peur. Je le placerai dans le cœur de Marie. » Je lui ai donc demandé de prier à cette intention. Le jour du rendez-vous avec Jacques, il m’a tout de suite posé la question : Pourquoi tu veux me voir ? Tu as quelque chose à me proposer ? J’ai réfléchi, pourquoi tu veux me voir. ? Si c’est pour l’Afrique, je te dis : oui, tout de suite. A la Courneuve, j’ai aimé travailler avec les Africains. Je sors alors une lettre reçue la veille, c’était Sr Jeanne Marie qui m’écrivait : « Mon petit frère, j’ai placé ton souci pour l’Afrique dans le cœur de Marie et je lui ai demandé que pour sa Fête, elle te fasse connaître celui qu’elle a choisi pour l’Afrique et je lui ai demandé qu’elle le rende heureux et disponible. » C’était le jour de la Fête de l’Annonciation ! Marie ne s’était pas trompée sur l’homme. Elle avait vu juste : Jacques, homme de cœur et de foi, courageux et disponible. Le P. Anizan ne nous a-t-il pas demandé d’honorer Marie comme La Supérieure Générale de l’Institut ? » Michel
Un pasteur selon le cœur de Dieu à la manière du Père Anizan
« J’ai fait équipe avec Jacques, au Kremlin-Bicêtre à la paroisse de la Sainte-Famille. Jacques était un frère et un ami fidèle, nous avons vécu tant de choses ensemble d’échanges, d’aventures pastorales et montagnardes. Nos liens fraternels et d’amitié n’ont cessé de grandir depuis cette période. Jacques savait créer l’enthousiasme et partager avec ses frères Fils et tous ceux qu’il rencontrait ce qui était important pour lui, à la suite d’Emile Anizan : Vivre l’esprit de l’Évangile en paroisse, dans tout ce que demande le travail pastoral, en s’impliquant aussi dans le travail salarié à mi-temps chez But, en s’engageant dans des activités locales sportives. Sans oublier les camps de jeunes à Ailefroide lorsqu’il était jeune vicaire à Vierzon. Par la pratique de la haute montagne, dans le massif des Ecrins, Jacques avait le souci de faire éprouver aux jeunes quelque chose du mystère de la vie, la beauté des choses qui nous fait entrevoir l’invisible. » Gaby.
Joël Vabre fc, Délégué de France, avec tous ceux qui ont envoyés un témoignage
Extrait de “Relecture prudente de ma vie pour y discerner ce qui fait son unité”, texte écrit par Jacques Robbe fc en 2016
“Enfin, au moment de mourir, j’aimerais redire ces paroles de Khalil Gibran :
“Qu’est-ce que mourir, sinon se tenir nu dans le vent et se fondre dans le soleil ? Et qu’est-ce que cesser de respirer, sinon libérer le souffle de ses marées inquiètes, pour qu’il puisse s’élever et se dilater et rechercher Dieu sans entraves ? C’est seulement lorsque vous boirez à la rivière du silence que vous chanterez vraiment. Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez enfin à monter (pour moi ce serait évidemment sur le Dôme des Ecrins). Et lorsque la terre réclamera vos membres, alors vous danserez vraiment”.

Témoignage pour Jacques ;
J’ai fait équipe avec Jacques, au Kremlin Bicêtre lorsqu’il est devenu curé de la paroisse de la Ste Famille à la suite de Pierre Thomas. Nos liens fraternels et d’amitié n’ont cessé de grandir depuis cette période.
Jacques savait créer l’enthousiasme et partager avec ses frères Fils et tous ceux qu’il rencontrait ce qui était important pour lui, à la suite d’Emile Anizan. : Vivre l’esprit de l’Évangile en paroisse, dans tout ce que demande le travail pastoral, en s’impliquant dans le travail de manutentionnaire chez But, comme en s’engageant dans des activités locales de sport.
Cette passion pastorale, Jacques la partageait également l’été en organisant des camps de jeunes. Les plus mémorables sont peut-être ceux qu’il a mis sur pieds durant son premier poste à Vierzon. Ailefroide est un haut lieu de ses réalisations d’été. Beaucoup de jeunes de l’époque peuventt témoigner de l’importance de ces camps dans leur vie.
Il y a une grâce que jacques a beaucoup développée : l’accueil, l’ouverture aux autres
Combien de de liens tissés pendant l’année, ont-ils conduit de jeunes ou d’adultes sur des sommets des Écrins, et même au Mont Blanc. Toutes les sensations que nous avons éprouvées dans la montagne n’ont pas fini de nous parler des mystères de la vie, et toi, Jacques tu es de ceux qui ont participé à nous faire découvrir le visible et l’invisible.
Ouvert, généreux, Jacques l’était. Michel Retailleau se souvient certainement encore de la démarche qu’il a faite auprès de Jacques après que Michel Gobin ait dû quitter le Congo pour raison de santé. Jacques l’accueille en lui disant : « si c’est pour le Congo que tu viens me voir, c’est oui ». Réponse courte et rapide. Jacques, quand il a dit « oui »à son supérieur, avait-il réalisé tout ce que ce oui allait entrainer comme changements dans sa vie ? Il a assuré !
Pour moi Jacques était un frère et un ami fidèle, nous avons vécu beaucoup de choses ensemble. Bien sûr nos rencontres sont devenues rares depuis qu’il était à Savigny le Temple.
J’ai suivi ses derniers mois grâce aux mails que ses frères et sœurs et Jean Guellerin me faisaient suivre et je les remercie tous chaleureusement.
Fraternellement.
Gaby DION
Je fais suivre votre témoigne, merci d’avoir pris le temps de l’écrire.
Comme je suis éprouvée Jacques de savoir que tu n’es plus. Pourtant après ton départ de Bourges, je ne t’ai pas revu. C’était très éprouvant que tu ne reconnaisses plus Michel, mon mari avec qui tu avais beaucoup partagé, la passion de la montagne, le compagnonnage auprès des jeunes.
Pour moi tu étais comme une lumière, une certitude ; pourtant tu m’avais bien déstabilisée quand tu m’avais dit, alors que, nous circulions à l’arrière en voiture, tu m’avais dit que l’église véhiculait des – histoires – pas toujours réalistes. Ok Jacques, c’est sans doute pourquoi aujourd’hui, je me retrouve parfaitement avec NSAE (Nous Sommes Aussi l’Eglise), oui au message évangélique, non aux faux-semblants de l’église institutionnelle.
Merci Jacques pour ton amitié, ton ouverture, même si quelque fois des résistances pouvaient faire naître des interrogations, jamais tu n’as refuser le dialogue. Ta foi bien réelle à travers ta personne, jamais tu ne l’as imposée. J’aimais ta tendresse et en même temps ton assurance indéfectible. Tu étais humble devant les événement de la vie et toujours à vouloir aller de l’avant.
Comme tu m’impressionnais en parlant de ta famille. Comme tu aimais tes frères et sœurs, chacun avec sa singularité. Toujours présente dans ta vie, même loin de toi. Chacun comptait comme une pierre à ton édifice de roc. Les échanges avec toi faisaient toujours référence à cette grande famille, à la reconnaissance, la gratitude envers chacun et envers tes parents.
Jacques je t’aimais, je t”aimerai pour toujours. Sylvie NERRANT BLOT
Un grand merci pour votre magnifique témoignage. Votre soutien et votre affection comptent pour tous les Fils de la Charité.
Jacques te voilà parti pour un long voyage. L’annonce de ton départ, même si la maladie était présente me fait mal. Tu semblais être toujours comme un roc et voilà que tu décides de nous quitter. C’est une page qui se tourne à Vierzon, à l’heure où il est question de vendre la maison et l’église de Village… est-ce un symbole ?
Ton anniversaire était commun avec celui de maman ( qui avait dix ans de plus que toi), plusieurs fois vous avez fêté cela avec l’ami Michel Gobin, c’était joyeux même si parfois vous refaisiez le monde. Merci Jacques pour tout ce que tu as donné, partagé de nos vies, merci pour ton accueil dans la Maison Robbe.
A ta famille, les Fils, toute ma solidarité encore plus dans ce moment.
Marie-Hélène Bodin Vierzon
Chère Amie, nous vous remercions pour votre témoignage émouvant que je transmets aux Fils de la Charité.
Hommage à Mukulu — Père Jacques
Robbe
J’écris comme un fils qui parle d’un père.
Jacques Robbe n’a jamais été seulement « Fils de la Charité ». Il est prêtre de l’Église catholique, et père de plusieurs d’entre nous. Père au sens où il engendre, il accompagne, il ne lâche plus.
Son histoire se confond avec l’Afrique qui l’a adopté où il est devenu le Mukulu Jacques: les deux Congo, la Côte d’Ivoire. C’est là que le charisme des Fils a pris chair.
Moi, je l’ai rencontré à Kinshasa. J’étais un parmi près de vingt candidats. Il m’a fait confiance. Il m’a choisi. Pendant trois ans, il m’a formé en Côte d’Ivoire. Avec lui, j’ai appris le Triple Idéal des Fils : « sainteté, fécondité apostolique, évangélisation des pauvres ». Pas à coups de règlements, mais par sa manière d’être : fidélité sans faille, écoute, exigence douce et tendresse.
J’ai passé sept ans chez les Fils de la Charité jusqu’en 2004. Nous nous sommes jamais quittés. Nous sommes restés en contact jusqu’en 2023. C’est dire la paternité et la fidélité d’un homme.
Quand j’ai écrit mon petit livre sur « La voix intérieure » qui est ma spiritualité, je n’ai pas hésité. J’ai évoqué son approche. Parce qu’elle m’habite encore.
Tu es Le Mukulu. Le sage. Le chef coutumier comme nous aimions t’appeler.
Fondateur de Makpela, ce centre de formation en Côte d’Ivoire dont nous avons été les premiers habitants. Nous y avons posé les premières pierres, tu y as posé les premières paroles.
Aujourd’hui, je me demande : que serais-je devenu si je ne t’avais pas croisé ce jour-là à Kinshasa? Je n’ai pas la réponse. J’ai la gratitude, tout est grâce.
La nouvelle n’est parvenue qu’aujourd’hui, tes obsèques déjà ce jeudi. Impossible d’être présent.
Sur ta Tombe, je me recueillerai à l’occasion.
Merci Jacques. Merci Mukulu.
Clément Nyembo
Ancien Fils de la Charité, toujours fils de ta confiance
Soyez sûr que votre message est transmis aux Fils de la Charité. Avec vous dans la peine.
J’ai croisé le chemin de Jacques à Vierzon en 1965 je crois. Cette rencontre aura grandement contribué à façonner ma vie.
Jacques était très à l’écoute, respectueux des idées des autres. J’ai le souvenir de mon passage à la JOC, j’avais alors 16 ou 17 ans. Il avait le tact pour encourager les jeunes à parler de leur vie, leurs difficultés, leurs attentes et aussi les aider dans la réflexion pour trouver le “bon” chemin.
Jacques m’a aussi conquis par sa tolérance. Je n’étais pas croyant et il respectait cela.
Jacques avait aussi mis en place les camps de jeunes via la JOC (Sallanche, Viella, Ailefroide,…). Ça aura été pour moi la découverte de la montagne, mais aussi et surtout mes premiers pas de la vie en collectivité.
Jacques est devenu au fil des ans une boussole, une référence. Il m’aura aidé à m’engager dans la vie pour le collectif: Ne pas agir seul et pour soi, mais agir ensemble et pour tous!
L’homme, le militant que je suis devenu, c’est en grande partie grâce à lui!
Témoignage d’une grande complicité, Jacques, pourtant parti de Vierzon, avait accepter d’y revenir pour célébrer la messe de notre mariage. Suzy et moi lui en avons toujours été reconnaissants. Là aussi, nous étions dans le partage de valeurs communes.
Au-delà de son éclairage de la vie, Jacques a su aussi me faire partager cet amour de la montagne. Lui et moi, parfois avec son père, parfois avec ses frères Michel et Jean, où encore des amis communs, nous avons parcourus, durant de nombreuses années, moult chemins et sommets dans le massif des Ecrins. Un vrai partage d’une passion qu’il aura su me transmettre.
Pourtant, pas toujours prudent notre Jacques, il fallait parfois lui faire la leçon, mais bon, fort heureusement, jamais aucune conséquence!!!!
Tout au long de ces années, l’amitié de Jacques m’aura permis de découvrir sa très grande famille. Comme lui, une famille accueillante et généreuse.
Jacques aura été pour moi un lien providentiel, vrai, simple, mais dense dans les valeurs partagées.
La rencontre qu’il ne fallait surtout pas manquer !
Qu’elle chance j’ai eu de croiser son chemin!
Merci pour ce témoignage profondément émouvant. Votre amitié fidèle et les souvenirs partagés éclairent avec justesse ce que Jacques a semé dans tant de vies : l’écoute, l’engagement, la fraternité et l’espérance.
Père Jacques était un homme très humble, gentil et discret durant son mandat à Grigny, nous gardons l’image d’un prêtre aussi très sportif qui se rendait à l’église en vélo qui ne voulait jamais qu’on l’accompagne en voiture, très fidèle à son vélo pour ses trajets et ce malgré sa santé….Merci d’avoir été juste « VOUS » Père Jacques…il nous a marqué à tous, très attristé d’apprendre votre départ, reposez dans la paix la plus éternelle️
Merci pour votre témoignage si chaleureux du temps où Jacques était à Grigny. Votre souvenir du père Jacques, humble, proche des gens et fidèle à ses convictions, nous touche profondément.
Je rencontre Jacques à l’ occasion de la préparation d’ un camp de vacances à Ailefroide, organisé par Max Tauzin et Michel Marseille, c’ était en 1968. Je partage bien des points avec les témoignages de Gaby Dion et Max Tauzin sur les qualités de Jacques et sa soif de partage avec les autres. Merci à Jacques et à sa famille d’ avoir accueillis des camps de vacances à Ailefroide pour des jeunes filles et garçons du Berry.
Le partage de la découverte de la montagne avec mon premier souvenir une course mytique: l’ Arête des cinéastres..avec son Papa, Michel son frère, des amis intimes, et nous quelques Vierzonnais, es …. inoubliable cette cordée composée de Jacques, Michel Marseille et moi……
Puis avec les camps plein de courses ont été faites avec Jacques et beaucoup de Fils….Mon souvenir un souhait de Jacques, rassembler tous les gens du Cher en vacances dans les Alpes autour d’ un méchoui pour le 15 Août. Nous étions plus de 80 et la fête se prolongea le lendemain par la montée au Dôme des Ecrins…
Et aussi ce moment suspendu sous cet orage monstre sur le Glacier de la Pilatte lors d’ un circuit intérieur de l’ Oisans avec Jacques et Joel Vabre…
Et puis aussi, cette préparation pour les anniversaires de la présence des Fils dans le département du Cher, avec les Amis des Fils, les anciens de la JOC / JOCF et mouvements catholiques pour retrouver tous les documents pour cet évènement. Jacques tu nous a donné ta confiance ….
Jacques pour moi c’ est la montagne, cet homme qui accueille, qui partage, qui accompagne, qui rayonne de toute sa lumière .
Tu restera gravé à Jamais dans mon coeur.
Au nom des Fils de la Charité, merci pour vos pensées, votre amitié fidèle et pour avoir fait vivre, avec Jacques, tant de moments qui resteront gravés dans les mémoires.