Cathédrale de Chair : quand la danse de Raphaëlle Hubin devient prière
Un spectacle itinérant de danse méditative dans les églises
Cathédrale de Chair est un spectacle itinérant de danse méditative présenté dans des églises par Raphaëlle Hubin. Ce solo de 20 minutes propose une expérience artistique et spirituelle où le corps devient langage de l’âme, porté par des airs de musique sacrée dans la beauté des lieux liturgiques. L’artiste a témoigné dans la Revue chantiers de décembre 2025 pour son spectacle au Festival Off d’Avignon : L’envol.
Et si une danse pouvait exprimer l’envergure de l’être humain lorsqu’il est accordé à son âme ? C’est tout le projet de cette création originale. À travers un costume ample et vivant, le corps se plie, se replie, se déplie, retrouve sa place et son amplitude. Le mouvement devient alors prière, silence habité, respiration intérieure.
Une création née aux Journées du Patrimoine 2025
Créée et présentée pour la première fois lors des Journées du Patrimoine en septembre 2025 à l’église Saint-Ignace à Paris, Cathédrale de Chair poursuit aujourd’hui son chemin dans différentes communautés chrétiennes.
Une expérience spirituelle vécue à Sainte-Hélène dans le 18ème à Paris
C’était notamment le cas le dimanche 10 mai 2026, lors de la messe de 11 heures à la Paroisse Sainte-Hélène, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris. Après l’homélie, la danse a profondément touché l’assemblée. Pendant quelques minutes, les corps semblaient eux aussi entrer en prière, comme si l’Évangile avait choisi de danser au milieu des fidèles.
Une chorale venue de La Courneuve
La célébration fut également portée par une animation liturgique particulièrement vivante. Une chorale venue de La Courneuve a accompagné la messe avec une intensité et une joie communicatives. Les chants faisaient vibrer l’église entière dans une atmosphère fraternelle et chaleureuse.
Un moment de fraternité simple et profond
La fête s’est prolongée après la célébration autour d’un apéritif fraternel, simple et profondément humain. Un moment marqué aussi par une belle rencontre : l’animation musicale était assurée par des amis athées engagés dans une association de soutien scolaire auprès d’enfants Roms. Une manière concrète de faire tomber les frontières et de rappeler que la fraternité peut se vivre très simplement, autour d’un sourire, d’une guitare et d’un moment partagé.
« Hier, à Sainte-Hélène, il y avait de la prière, de la musique, de la danse, des rencontres, de la joie, des croyants fervents, des amis athées, des enfants, des anciens… bref : un petit avant-goût du Royaume de Dieu. »
Un avant-goût du Royaume de Dieu
Un moment beau, vivant et fraternel, où l’art, la foi et la rencontre humaine se sont rejoints avec délicatesse et profondeur.
Georges Lumen Ouensavi fc

très beau .
la beauté à l’État pur et dans La Grande simplicité.
une manière originale de vivre et de magnifier notre seigneur
merci au père Lumen
oui, quand on laisse la prière s’incarner, quel souffle d’air cela produit. La Cène était un repas dans le quotidien de la vie, au 1er étage de la maison.
Prier, célébrer, avec tout ce qui nous constitue dans nos cultures …et nos langues, dans la vie d’aujourd’hui, en communion avec les souffrances, les préoccupations et les espoirs des enfants, des jeunes, des femmes et des hommes dans ce monde bien mis à mal.
Marie-Laure