Une foi qui agit pour l’accueil de réfugiés

18 Sep 2015 | Pastorale | 0 commentaires

Auteur de l'article : Alain Ollivier fc
Crédit photos : Jean Guellerin fc

Une foi qui agit pour l’accueil de réfugiés

En ce mois de septembre, le pape François appelle chaque paroisse d’Europe à accueillir une famille de réfugiés. Dans le même temps, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides), les services de la Ville et du ministère de l’Intérieur, ainsi que les associations qui accompagnent les migrants, ont conduit une opération de “mise à l’abri” humanitaire des migrants qui étaient réfugiés dans le 18ème arrondissement de Paris. A la suite de ces appels, nous chrétiens, que pouvons-nous faire?

Un appel à l’action vis-à-vis des réfugiés

Ces jours-ci les concepteurs de la liturgie ne pensaient sûrement pas que leur choix du passage de la lettre de Saint Jacques serait cette année d’une telle actualité :

  • « Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger ; si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! » A quoi cela sert-il ? Sa foi est belle et bien morte. »

Si nous entendons ces paroles en ayant devant les yeux les images chocs des naufrages en méditerranée et en entendant l’appel du Pape lancé cette semaine, elles provoquent un creux dans l’estomac !

  • “Cet appel nous stimule tous et nous invite à continuer, voire à accroître nos actions vis-à-vis des réfugiés” ont répété nos évêques.

Ces personnes ne viennent pas dans un esprit de conquête mais de fuite et de survie. Ce ne sont pas pour la majorité des réfugiés économiques comme certains politiques l’affirment pour justifier leur refus.

Au profond de nous

Notre premier examen de conscience, avant de penser à ce qu’il faut faire, est d’examiner ce que nous pensons au profond de nous-mêmes. Est-ce que parfois nous ne les considérons pas comme des agresseurs dont on doit avoir peur ? Le premier appel du pape est de changer notre regard et notre discours sur les migrants.
Au delà de l’émotion, il est nécessaire de s’informer et de réfléchir devant la complexité de la situation :

  • « Il reste que la racine de cette tragédie est évidemment dans les souffrances et les crimes que les réfugiés essayent de fuir, nous dit le cardinal Vingt-Trois. La seule solution est une solution politique. »

Informons-nous auprès des associations qui depuis longtemps déjà travaillent à cet accueil des migrants, qui en connaissent les difficultés par manque de moyens, les obstacles et les lenteurs d’ordre administratif, les difficultés d’accès au logement et au travail.

Le seul appel à l’initiative privée ne saura suffire à résoudre la question des migrants et il nous faut œuvrer pour “un véritable partenariat impliquant les forces vives de notre communauté nationale : État, collectivités locales, associations … »

Que faire pour les réfugiés?

Il s’agit d’accueillir qui on peut accueillir et de faire ce qu’on peut faire. Avançons avec discernement. Se défendre de faire quelque chose sous le prétexte que ce que, moi, je peux faire, est sans proportion avec les besoins, cela revient à dire : je ne fais rien. Tout le monde ne peut pas faire des choses extraordinaires, mais tout le monde peut faire quelque chose.

Pour nous encourager dans cette rude opération faisons nôtre cette réflexion d’Isaïe : « Je sais que je ne serai pas confondu car celui qui me justifie est proche. »

Alain Ollivier fc, Curé de la Paroisse Sainte-Hélène à Paris (18ème)

Nous avons fait une rencontre le dimanche 27 septembre 2015, avec des témoignages et un partage sur les événements récents et autour de deux questions : “Rencontrer l’étranger en quoi cela peut faire peur?” et “qu’est-ce qui nous réjouit et porte du fruit dans cette rencontre de l’étranger?”

A partir des textes ci-dessous:

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