Vie Consacrée : témoignage de Léonard Diard

30 Juin 2015 | Vie religieuse | 6 commentaires

Auteur de l'article : Léonard Diard fc
Crédit photos : Fils de la Charité

Action de grâce et étonnementLéo Diard fc

Témoignage de Léonard Diard fc

Le père Léonard a fait profession religieuse chez les Fils de la Charité le 1er novembre 1962. Prêtre-ouvrier, aumônier de la prison de Nanterre, bénévole écoutant au téléphone il est actuellement retraité.

“Action de grâce” et “étonnement” sont les deux sentiments qui m’habitent et balisent mon vécu. Des deux, le second appelle une explicitation afin que vous puissiez vous unir à mon action de grâce qui devient, alors, communautaire, religieux.

 

La jeunesse difficile de Léonard Diard

Le parcours de ma vie, pour le moins chaotique, est connu d’un certain nombre d’entre vous et si j’en rappelle ici les grandes lignes c’est à l’adresse des plus jeunes. A la mort de mes parents lorsque j’eus treize ans, c’est l’Assistance publique qui me prit en charge. Apprentissage professionnel…, tentation de suicide…, engagement dans l’armée qui devenait « ma famille » et m’offrait un idéal, envoi en Indochine, rapatriement sanitaire d’urgence…, fiançailles et, enfin le bonheur.

Croyant ni en Dieu ni au Diable

Mais un certain jour d’octobre 1954, alors que j’étais athée et profondément anticlérical…, tel Saint Paul sur le chemin de Damas, je fus “désarçonné” : “pourquoi ne serais-tu pas prêtre ?”. Question qui me tarauda et autant malvenue qu’incompréhensible pour celui qui croyait ni en Dieu, ni au diable ! » Et puis, ma fiancée?.

Deux ans de combat intérieur, de consultations, d’accompagnement, de tests psychotechniques…, catéchèse qui aboutirent à la décision d’accepter l’appel au sacerdoce. Mais si l’adhésion au Christ m’a séduit, entrer dans l’Église fut une rude épreuve…, celle-ci se comporta telle une marâtre lorsque, à cause de ma naissance illégitime, elle exigea pas moins de trois dispenses pour mon admission : une pour entrer au séminaire, une pour pouvoir prononcer les vœux religieux et une pour le diaconat ! Je mis un certain temps pour “avaler la pilule” et acquérir progressivement le sens de l’Église.

Reconnaissance

Aujourd’hui, apaisé, je suis un prêtre heureux…, toujours fort “étonné” par un tel parcours et très reconnaissant à l’égard de toutes celles et ceux qui me tendirent la main et continuent de m’aider à devenir ce que je suis. DEO GRATIAS !

 

Lire d’autres témoignages : cliquez ici

6 Commentaires

  1. Joël Toussaint

    Salut Léo, content de te retrouver par ce biais. Je suis l’ancien journaliste de La Vie Catholique à Maurice, celui qui a été instrumental au fait que tu sois “viré” de l’île Maurice! En lisant ton témoignage, je me suis dit que cela te ferait rigoler un bon coup parce que ce fut une belle aventure. Personne n’a jusqu’ici su que tu m’avais dit que tes propos n’engageaient que toi et que tu me laissais libre de les publier dans le respect de ma profession de journaliste. De même que tu me laissais libre de convaincre ma rédaction de bourgeois catholiques embusqués pour publier l’interview. C’est ce que je n’ai pas manqué de faire avec les résultats que l’on sait. Je crois que le clergé de l’époque n’était pas unanime pour te défendre mais, Jean Margéot n’était pas avare de ces quelques joutes avec le pouvoir temporel…
    Bref, mon souhait c’est que de l’autre côté de cette messagerie il y ait quelqu’un qui réalise qu’on a eu une belle histoire commune et qu’il nous fasse la charité de nous permettre de renouer nos liens. Je vois que mon nom et mon email sont obligatoires, donc il n’aura pas d’excuses ne pas te les avoir transmis!
    Amicales salutations mon Léo

    Réponse
    • Florence Krasowski Communication

      Il y a bien quelqu’un derrière l’ordinateur ! Je lui poste votre message imprimé et vous envoie son adresse par mail. Bon Noël

      Réponse
      • Bernardin Patrice

        Bonjour madame .Je cherche à avoir des nouvelles de leo diard.Nous sommes plusieurs dans ce cas étant des anciens collègues lorsqu’il travaillait aux ateliers d’airfrance . Cela me ferait un enorme plaisir de le revoir

        Réponse
  2. Nicole Niger

    Mon cher père Léo, quand vous êtes parti de Port-de-Bouc vous avez laissé un grand vide, car vous avez petit à petit à fait aimer Dieu à mon mari, lui qui était que baptisé mais pas croyant du tout, un soir en venant souper chez nous, vous lui avez demandé, “Alexandre veux-tu faire faire le catéchisme aux enfants”. Il vous a répondu père je n’ai même pas fais ma communion, et votre réponse a été” sœur Josette va te faire des cours et ainsi tu apprendras avec les enfants”, et après votre départ pendant encore 8 longues années il a continué, Ensuite nous aussi nous avons quitté Port-de-Bouc pour vivre dans le Var, Pendant 14 ans en Octobre nous avons été au Rosaire de Lourdes, Il aurait tant voulu y retourner encore, Malheureusement il a eu une leucémie foudroyante il est décédés en 2 mois le 14 avril 2015. Cher père Léo j’espère que vous lirez mon message et je vous souhaite une bonne santé et une longue retraite. je vous embrasse Nicole Niger

    Réponse
    • Florence Krasowski Communication

      Bonjour Madame, nous avons oublié de vous dire que le 8 juillet nous avions imprimé votre message et l’avions envoyé à Léo Diard. Nous vous souhaitons un été le plus serein possible

      Réponse

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