Une salle en hommage au père Anizan, au Kremlin-Bicêtre

Dédicace de la salle Anizan au Kremlin-Bicêtre

Une salle en hommage au père Anizan,
au Kremlin-Bicêtre (94)

 

A l’initiative de la Fraternité Anizan du Kremlin-Bicêtre, une salle a été dédiée au père Anizan, fondateur des Fils de la Charité ce 31 janvier 2016, à la paroisse de la Sainte-Famille. Pourquoi une telle démarche ?

Dédicace de la salle Anizan au Kremlin-Bicêtre

© Philippe Cloarec
Père Joseph Auneau, curé de la paroisse de la Sainte-Famille

Dédicace

En dédiant cette grande salle au père Anizan, nous signifions forcément qu’ici même, les gens fragiles de ces quartiers, les petits… ceux qui parfois n’osent pas et restent sur le seuil, pourront trouver une terre d’accueil, une écoute, de la compréhension, une entraide, un espace pour découvrir qu’ils sont aimés de Dieu et qu’ils ont leur place dans la Sainte Famille de Dieu.

Le “Mal de Dieu”, le “mal du peuple”. C’est ainsi que le Père Anizan disait sa passion pour Dieu et sa détermination à servir le peuple des ouvriers et des “délaissés” de son temps. C’est tout ce que nous pouvons nous souhaiter les uns aux autres par la bénédiction de cette salle avec cette prière :

Dieu de bonté et d’amour, nous t’en prions : Bénis cette salle paroissiale dédiée au père Jean-Emile Anizan.

En elle, fais régner la paix, le sens de l’accueil, la simplicité, la bonté, la douceur et l’amour reconnaissant de Dieu, Père, Fils et Esprit.

Que les délaissés de ce monde que chérissait le père Anizan, y trouvent un espace solidaire et des témoins d’une Charité en paroles et en actes.

Dédicace de la salle Anizan au Kremlin-Bicêtre

© Philippe Cloarec
Portrait et plaque pour la salle Anizan

Que cette bénédiction demeure sur ce lieu et ceux qui l’animeront, non seulement maintenant, mais toujours.

Nous te le demandons par Jésus ton Fils et notre Seigneur.

AMEN

La figure du père Anizan

Le père Jean-Emile Anizan a voulu fonder une Congrégation religieuse avec des frères et des prêtres pour l’évangélisation des quartiers ouvriers au début du XXème siècle. Aujourd’hui nous parlons davantage des quartiers populaires.

Dès le début de la Fondation, il a voulu que les Fils de la Charité soient totalement donnés à Dieu et aux pauvres des quartiers ouvriers, comme lui-même avait essayé de vivre pendant des années chez les Frères de Saint-Vincent-de-Paul. Il avait une expression pour dire cela : “J’ai le mal de Dieu”, “j’ai le mal du ministère du Peuple”. Aimer Dieu plus que tout, aimer le peuple ouvrier, voilà quels étaient ses deux amours totalement inséparables.

Dédicace de la salle Anizan au Kremlin-Bicêtre

© Philippe Cloarec

Etre au service des populations les plus fragiles, c’était pour lui soulager des misères, organiser la solidarité avec les œuvres reliées à la paroisse. Mais pas seulement, il s’agissait de tout faire pour favoriser la rencontre entre le Christ et le peuple des travailleurs : visites aux familles, patronage des enfants et des jeunes, des liturgies joyeuses et compréhensibles par tous.

Comme Jésus dans l’évangile, le Père Anizan était préoccupé par les foules abandonnées et sans pasteur. Il souhaitait les rejoindre par tous les moyens.

87 ans de mission à la Sainte-Famille

C’est au début du mois de janvier 1921 que la paroisse de la Sainte-Famille a été confiée aux Fils de la Charité. Il s’agissait des tout premiers Fils, “tout neufs” sortis du Noviciat avec le père Anizan, le fondateur de notre Institut Religieux.

Dédicace de la salle Anizan au Kremlin-Bicêtre

© Philippe Cloarec
Joseph Bouchaud fc, Jacques Robbe fc et Pierre Thomas fc

Le premier curé a été le père Maurice Mayet. Ils seront douze curés à se succéder jusqu’en 2008, quand, dans la difficulté nous avons été obligés de quitter cette paroisse qui nous est chère, mais surtout les hommes et les femmes que nous aimons. Quatre vingt sept ans de présence, ce n’est pas rien (de même que pour la paroisse du Saint Curé d’Ars et celle de Gentilly).

Environ soixante quinze Fils de la Charité sont venus dans les différentes équipes de religieux dont deux frères laïcs, aujourd’hui décédés : Joseph Chauvin et Lucien Bouffandeau.

Ce 31 janvier 2016,  deux très “anciens” étaient notamment là : Pierre Thomas arrivé pour la première fois en 1949, puis une seconde fois comme curé en 1963 et Joseph Bouchaud arrivé en 1957.

Dédicace de la salle Anizan au Kremlin-Bicêtre

© Philippe Cloarec
Rose-Marie de la Fraternité Anizan

Depuis quelques années, nous avons pris conscience que la spiritualité du père Anizan débordait largement la vie des Fils de la Charité. Cette passion pour Dieu et pour les familles des quartiers populaires est contagieuse. Une Fraternité Anizan est née avec de nombreux chrétiens, elle se nourrit des écrits spirituels du père Anizan. De même les soeurs Auxiliatrices de la Charité, qui ont le même fondateur, ont vu surgir un groupe de laïcs : “Les Compagnons de la Charité”.

C’est une évidence, l’Esprit Saint nous joue des tours ! Il nous dit que nous ne sommes pas propriétaire du père Anizan et de sa spiritualité et tant mieux !

Jean Guellerin fc, responsable de France

 

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