Un spectacle sur le Père Anizan

Spectacle sur le père Anizan par Reem Gonçalves

Spectacle sur la personne du Père Anizan

 Michel Bailly fc a interviewé Reem Gonçalves -membre de la Fraternité Anizan- sur la réalisation d’un spectacle sur le Père Anizan,  joué à Saint-Etienne de Rouvray (76) par une troupe locale (d’enfants, de jeunes et d’adultes) en février dernier.

 

Eh bien, tu es arrivée à monter ce spectacle sur Anizan, bravo !

Oui, je suis contente, je projette même un autre spectacle.

Parlons déjà de celui que vous venez de réaliser : qu’en disent les enfants ?

Quand on a parlé du « spectacle », leur première impression a été l’hésitation. Après, ils sont rentrés dans le jeu. Ils ont bien participé en faisant ce qu’ils savent faire : soit de la musique, de la danse ou du judo… Pour mes enfants : Jean, Lucas et Marc ? Nous en avons parlé longuement à la maison. Ils savent que nous sommes, José et moi, à la Fraternité Anizan. Au début de la fête, ils étaient gênés, après, durant le spectacle, ils ont été à fond dedans.

Comment as-tu connus les autres enfants et les jeunes ?

Spectacle sur le père Anizan par Reem Gonçalves

© Hélène Négrini

J’habite à Saint-Etienne du Rouvray, une ville de 30 000 habitants, je travaille dans les écoles et là, j’assure, avec le personnel municipal, plein de services divers, pas seulement dans les écoles, à la cantine ou ailleurs, mais aussi au Centre social. Le Centre social est un grand bâtiment où il y a aussi le Conservatoire, une grande salle de théâtre, une salle de danse, de judo, … C’est là que j’ai connu les enfants : Wilfried, Enzo, …. Ainsi que les jeunes et plein d’adultes que je ne connaissais pas. C’est là que je leur ai parlé de mon projet. Beaucoup de ceux qui sont venus au spectacle ne sont pas chrétiens ou d’une autre religion. Pour les enfants, par exemple, j’ai invité les copains de mes enfants à la maison, les cousins et cousines bien sûr, des garçons, comme je te disais : Wilfried et Enzo.

Et les adultes ?

Je pense à une dame qui n’est pas croyante (Edwige), elle était très contente. C’est elle qui a joué Jésus. Elle était contente d’avoir découvert le Père Anizan et elle a été intéressée de découvrir quelque chose de la religion catholique. Y’en a une autre aussi du Centre social – Christine – Elle n’est pas croyante elle aussi. Elle a aidé à l’organisation de la salle, à l’accompagnement des enfants. Elle a trouvé le projet amical et familial. Elle a été très contente de participer parce qu’elle a trouvé que c’était une belle histoire de l’humanité.

C’est elle qui a tricoté la barbe de Jésus, c’est formidable !

Et le responsable du Centre social ?

Ah oui ! Tu sais, c’est un musulman. Quand le projet était avancé, j’ai été le voir pour lui demander: « Veux-tu me prêter la salle pour faire un spectacle ? » Aussitôt, je lui ai dit : « Tu sais, il s’agit de Jésus puis du Père Anizan, c’est un homme qui a été sur le front, volontairement, pour aider et être avec les soldats de la guerre 14-18. Es-tu d’accord pour me prêter une salle pour faire le spectacle? ». Il m’a répondu « Cela fait partie des racines françaises, c’est l’histoire malgré pas mal de trucs sur Jésus ». Après la séance, il m’a dit : « Tu as fait un travail de fond et tu as rassemblé pas mal de monde ; pour ça, c’est avec plaisir que l’on t’aidera si tu as un autre projet. »

A ton avis, quel effet ce spectacle a-t-il produit sur ta famille ?

Ca nous a rassemblés autour du même projet : c’est autre chose au quotidien. On a tous été concernés par ce projet familial. Chacun a eu son rôle et a apporté quelque chose, même si c’est moi qui ai tout piloté. Je crois qu’on peut faire des miracles avec Dieu. Dieu était là par ce qu’il y avait des portes ouvertes. Au départ, j’étais seule. Il faut demander. Il faut aller fonder. J’ai prié : “Père Anizan, tu as eu de la peine pour fonder les Fils de la Charité et Dieu t’a aidé. Aide-moi aussi”. Moi, il faut que je réalise mon spectacle, je lui ai demandé tous les jours de m’aider. Il m’a aidé et je suis heureuse : des gens ont entendu parler du Père Anizan et ont vu qu’il aimait les gens du peuple ».

Avec nos remerciements à Reem.
Interview mené par Michel Bailly

 

Extrait du Bulletin de la Fraternité n°49 – juin-juillet 2015 – « L’Esprit de Dieu m’a envoyé ! »

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