La Vie Consacrée selon le père Anizan

2 Fév 2015 | Vie religieuse | 0 commentaires

Auteur de l'article : Florence Sanyas
Crédit photos : Fils de la Charité

La vie consacrée selon le père Anizan

Ce 2 février 2015 est la fête de la Présentation de Jésus et journée de la vie consacrée. Depuis novembre 2014, le Pape François a inauguré une Année de la Vie consacrée du 30 novembre 2014 au 2 février 2016 sur le thème “La vie consacrée dans l’Eglise aujourd’hui, Evangile, Prophétie, Espérance”. À cette occasion, laissons la parole au père Anizan, fondateur des Fils de la Charité, pour qu’il nous édifie.

Dieu m’a inspiré le désir de la vie religieuse

« Dieu m’a inspiré le désir de la vie religieuse, d’une vie plus pauvre, plus mortifiée. » (1874)

« Me donner tout entier à Dieu et aux déshérités de ce monde… Je veux être à eux seuls après Dieu et à eux tout entier. Me sanctifier pour Dieu et pour eux, obéir, être pauvre, souffrir, travailler, me faire tout à tous dans ces deux buts, voilà ma soif… Je suis dévoré d’ambition surnaturelle… croiriez-vous que les larmes me viennent aux yeux en pensant à Saint-Paul, à Saint François-Xavier, à Saint François d’Assise, à Sainte Thérèse, au Père Claver ? Je ne désire rien moins que faire, pour les délaissés actuels, ce qu’ils ont fait, de leur temps, pour les autres. Tout cela est folie assurément et je rougis presque de parler ainsi, mais Dieu sait que je désire faire tant de bien, je désire encore plus lui plaire et rester inconnu. » (1886)

Être à Dieu au maximum

« Être à Dieu au maximum. Je ne comprends pas la vie religieuse autrement. » (1921)

« Nous cherchons d’abord la gloire de Dieu et la sainteté. L’apostolat est extrêmement important, mais c’est le but second, comme le disent les Constitutions. » (1922)

« Nous avons voulu être plus à Dieu que les autres, nous sacrifier plus pour lui, n’avoir que son amour pour idéal, nous avons rêvé être des apôtres, entièrement entre ses mains et au service de ses enfants les plus abandonnés, ce serait une défection déplorable que de marchander notre peine et nos sacrifices. » (1923)

Une union toujours plus profonde à Dieu

« On peut être à Dieu de bien des façons et dans des degrés différents. Les bons chrétiens sont à Dieu, les fervents le sont dans un degré plus intense. Les bons prêtres appartiennent à Dieu de façon très particulière puisqu’il se les identifie pour se communiquer aux âmes. Mais il y a bon prêtre et prêtre fervent et la différence est dans le degré d’union, de donation intime à Dieu. »

(Préambule à l’explication des Constitutions)

Portrait du P. Anizan avec la citation Soyez de feu pour Dieu - Crédit Fils de la Charité

S’identifier à l’Institut des Fils de la Charité

« Nous devons nous sanctifier individuellement, glorifier Dieu personnellement, faire du bien aux autres par les paroisses et les œuvres qui nous sont confiées. Est-ce tout ? Certains le croient. Erreur. C’est de leur part étroitesse un peu égoïste, car, dans ce cas, ils ne considèrent la paroisse et les œuvres que comme leur affaire personnelle. Nous devons élargir nos vues ; Dieu nous a fait membres d’un Institut auquel nous devons nous identifier. » (1925)

Une mission pour les milieux ouvriers

« Imaginez notre Institut se composant de religieux vraiment saints, de bons pasteurs, de vrais pasteurs selon le cœur de Dieu et imaginez-le répandu dans toute la France, dans tous les milieux ouvriers !

Supposez que tous ces religieux emploient avec zèle et avec méthode toutes les ressources des paroisses et toutes les œuvres adaptées aux besoins. Supposez qu’ils utilisent, grâce à leur sainteté, dans toute leur étendue et leur puissance, les moyens divins !

Quelle puissance, quelle force en face des ennemis des autres !

Que nous devons aimer notre Institut, l’apprécier, être reconnaissants à Dieu de nous y avoir appelés ! Ayons la volonté de nous consacrer corps et âmes à son perfectionnement et à son développement ! »

Source : Écrits Spirituels, Émile Anizan, 1968, p. 125 à 127 et p. 295 et 298.

Portrait du P. Anizan avec la citation "Jésus a eu pitié de ces foules, de nos jours qui en a pitié?" - Crédit Fils de la Charité

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