Coronavirus (COVID-19) : La fête de l’Ascension en déconfinement progressif

Pour lutter contre la propagation du Covid-19 de nombreux pays ont été mis à l’arrêt. En fonction de la situation sanitaire locale chacun adopte son plan de déconfinement.

Les religieux partout dans le monde, sont aussi tenus de rester vigilant et de respecter les gestes barrières.  Ils témoignent de leur action en ce temps de crise planétaire.

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Mt 28, 19a.20b

Henri Poittevin portrait de Jean Guellerin

Henri Poittevin fc travaillent à la paroisse Notre Dame de Toute joie de Grigny avec .Jean Guellerin fc et Etienne de Souza fc. Il a été en mission à Cuba et en Colombie de très nombreuses années. Il nous explique comment vivre cette fête de l’Ascension chacun chez soin à cause de la pandémie.

1. Le "grand week-end" !

Comprendre cette merveille

L’ascension est un grand « week-end » et jusqu’à présent, nous avions d’autres préoccupations que de penser à Jésus qui monte au ciel ! Cette année, même si nous avons retrouvé un peu de liberté nous ne pouvons pas encore nous en aller très loin ! Alors prenons un peu de temps pour comprendre cette merveille qu’est l’Ascension. Je dis bien cette merveille, car Jésus qui « monte au ciel » c’est quelque chose d’extraordinaire !

Alors c’est fini ? Non c’est justement maintenant que tout commence : l’ascension ce n’est pas Jésus qui part, c’est Jésus qui reste mais d’une autre façon : c’est Jésus qui change sa façon d’être présent, la dernière phrase qu’il prononce nous le dit clairement :

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Jésus visible et invisible

Pour bien le comprendre, il faut d’abord nous rappeler de Noël, qu’on a célébré il y a 5 mois, c’était le venue réelle, visible, touchable, audible de Dieu sur terre. Dieu venait habiter chez nous !

Puis, pendant 33 ans : Jésus sur terre, forme ses disciples, prêche, fait des miracles, meurt sur la croix et ressuscite, pendant 40 jours il se montre encore… puis il monte au ciel et disparaît. Jésus n’est plus visible !

lunettes par Ana_J de Pixabay

Jésus est présent au milieu de 1000 difficultés actuelles

Désormais, Jésus n’est plus seulement en Palestine, mais il est partout, toujours, avec tout le monde !

Jésus est tout autant présent à la Grande Borne  qu’il l’était à Jérusalem. Il s’approche avec le même amour des malades du coronavirus qu’il s’approchait des aveugles ou des paralysés rencontrés sur les chemins de Palestine. Il regarde les enfants qui aujourd’hui vont à l’école, sans pouvoir se toucher ni jouer ensemble, de la même façon qu’ il regardait les enfants de Nazareth.

Il est tout près des travailleurs qui, masqués et au milieu de 1000 difficultés essayent de continuer à gagner leur vie, qu’il était près des pêcheurs du lac de Tibériade.

Il est là, présent dans chacun de nos logements, dans chacun des blocs, même et surtout là où il y a beaucoup de problèmes… comme il était présent dans la famille de Pierre à Capharnaüm.

Voilà l’Ascension : Jésus est avec nous… aujourd’hui et tous les jours !

mur des lamentations par Ri Butov de Pixabay

2. Trois façon de rencontrer Jésus

Alors si Jésus est présent, il nous faut le rencontrer : où pouvons-nous le trouver ?

Retenons trois façons de le rencontrer aujourd’hui.

Déconfinons notre amour fraternel !

Jésus est présent par l’amour que nous aurons les uns pour les autres : « A ce signe on reconnaîtra que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres, » nous a dit Jésus juste avant de mourir.

Au moment du déconfinement, nous retrouvons enfin tant de gens avec qui nous ne communiquions que par téléphone ou par WhatsApp.  « Déconfinons notre amour fraternel !» aidons nous les uns les autres à faire face à cette nouvelle étape où beaucoup sont bouleversés par les difficultés économiques, familiales, de santé etc.

oiseaux dans tronc par wal_172619 de Pixabay

« Déconfinons notre prière !»

Jésus est présent par notre prière. Un bon nombre d’entre nous ont profité de ce temps d’isolement pour prier personnellement ou en famille. Il nous faut continuer. La prière personnelle, quotidienne nous maintient unis à Jésus. Aidons-nous les uns les autres à ouvrir notre cœur au Seigneur. Aidons les enfants et les jeunes à prendre l’habitude de « parler à Dieu » tous les jours. Prier c’est vivre avec Dieu, oublier de prier, c’est s’éloigner de Dieu. « Déconfinons notre prière !»

nuage et rail par Gerd Altmann de Pixabay

Dans la communion spirituelle

Enfin Jésus est présent dans l’Eglise et dans les sacrements. Nous avons été privés de sacrements pendant deux mois ! Personne ne sait aujourd’hui quand nous allons pouvoir reprendre, demandons au Seigneur que ce soit bientôt, et dès que possible nous retrouverons nos frères de la communauté chrétienne et nous recevrons de nouveau le corps du Christ, son pardon et son amour. En attendant n’oublions pas la « communion spirituelle » en nous unissant aux messes par la télé ou internet et en priant en famille. Quand, sans que ce soit de notre faute, nous sommes privés de la communion ou d’un autre sacrement, Dieu nous donne toujours sa grâce d’une autre façon, mais il faut la lui demander.

3. « Déconfinons-nous avec Jésus »

Alors « déconfinons-nous avec Jésus » : il nous aidera à être prudents à protéger avec soin notre santé et celle de nos frères, il nous aidera aussi à vaincre complètement cette épidémie terrible qui nous fait tant souffrir, pour que bientôt, délivrés de tout mal, nous puissions nous retrouver pour partager notre prière et notre joie et recevoir son corps et son sang.

Oui, Jésus est avec nous, aujourd’hui, demain, tous les jours jusqu’à la fin des temps !

Henri Poittevin fc, le 21 mai 2020

J’ai envie de vous dire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Je commente sur FaceBook

X