Au coeur de l’Eglise, en foyer d’accueil

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Témoignage de Catherine
engagée en foyer d’accueil avec son mari

Article paru paru dans le n°317 (juillet-août-septembre 2015)
de la revue diocésaine “Eglise en Val d’Oise”.

 

“Je me suis retrouvée au coeur de l’Eglise”

Catherine Salloum clôt ses 7 ans d’animatrice en pastorale à Bezons, où elle a aussi été foyer d’accueil avec son mari.

Après l’été

Après l’été, des changements marquent certaines paroisses : des personnes nouvelles arrivent, d’autres partent, ou terminent leur mission. C’est le cas de Catherine Salloum, bien connue de tous les paroissiens de Bezons.

« Je suis née dans une famille chrétienne pratiquante, explique-t-elle. Je me suis mariée avec Paul, un Libanais maronite, également pratiquant. J’ai toujours été engagée : en catéchèse dans la paroisse de Bezons, et aussi en école privée (parcours culturel religieux), ainsi qu’à Notre-Dame du Liban, à Paris, où je me rendais deux à trois fois par semaine. Paul était engagé lui aussi, pour des choses plus concrètes : il faisait le ménage, etc. ».

Un “oui” sans conditions

Article Catherine Salloum

Crédit : Eglise en Val d’Oise

Très accaparée par Notre-Dame du Liban, Catherine pensait mettre fin à ses activités bezonnaises,

« mais, se souvient-elle, c’est à ce moment-là que Paul et moi avons reçu un appel : un prêtre de Bezons a demandé à Paul s’il voulait habiter à la paroisse afin que nous devenions foyer d’accueil. C’était un cadeau du ciel ! Nous avons dit ‘oui’ sans savoir ce qui nous attendait, sans nous poser de questions. J’ai pensé que, peut-être, on avait plus besoin de moi à Bezons qu’à Notre-Dame du Liban”.

Et Catherine de poursuivre avec enthousiasme :

« Je me suis sentie totalement happée. Il me semblait, qu’avant, j’étais un peu à l’extérieur ; d’un seul coup, je me suis retrouvée au cœur de l’Église et j’étais davantage au service des autres. La démarche ‘Aller au cœur de la foi’ a beaucoup compté pour moi, et m’a aidée dans ma démarche personnelle ».

Être foyer d’accueil avec Paul et animatrice en pastorale a enrichi Catherine :

« Les deux fonctions allaient de pair. J’ai pu enrichir mes connaissances, surtout liturgiques, comme préparer l’autel. Se réunir entre foyers d’accueil, échanger avec les autres, partager l’Évangile, parler des problèmes de nos communautés étaient une source d’approfondissement ».

Le goût de la rencontre

Catherine aime le contact, la rencontre. Ce qui lui plaisait beaucoup :

« faire le lien entre les différents services et, donc, savoir ce qu’il s’y passait pour donner les bons renseignements ».

Régulièrement, elle assurait l’accueil de la paroisse ; pour une malentendante, c’est méritoire ! Un aspect la ravissait :

« rencontrer des personnes éloignées de l’Église qui, à l’occasion d’une simple demande de baptême ou autre, se mettaient à cheminer dans la foi ».

Après ces 13 belles années, la fin de mission est arrivée. Catherine reste engagée mais va prendre davantage de temps pour s’occuper de sa famille. Un éventuel déménagement n’est pas exclu ; et l’arrivée récente d’un sixième petit-enfant, Naël, ouvre d’autres belles perspectives !

Colette Rioche

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Commentaires

Commentaire

  • Dérisoud Marthe dit :

    J’ai connu Paul et Catherine entre 2004 et 2008, quand je suis venue habiter chez mon père. Dès que je suis arrivée à la paroisse de St Martin de Bezons , j’ai rencontré Catherine, son sourire , sa gentillesse et son immense générosité puis Paul , aussi accueillant et généreux que son épouse. Je n’aurais jamais assez de mots pour témoigner de la Foi -la vraie !-en action chez mes 2 amis . Le seul mot (et il est lourd de sens) qui me vient à l’esprit quand je pense à Catherine et Paul , c’est la Sainteté, et oui, celle du triple idéal du Père Anizan , celle qui donne sans rien attendre en retour, celle qui voit en l’autre un frère ou une soeur, celle qui passe par dessus les petits conflits, les vexations, celle qui ne tient compte ni des titres, ni du pouvoir . Cette sainteté-là a pour autre nom l’Amour. Paul et Catherine m’ont montré ce chemin vers l’autre dans la simplicité, ce qu’aucun traité de théologie ne pourrait faire, du moins pour moi .
    Merci, Catherine. Merci Paul .

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