Coups de cœur de livres : lecture, plaisir, nécessité !
Les « coups de cœur livres » : une aventure qui dure
L’aventure des coups de cœur de livres a commencé en 2021. En mars 2026, nous avons soufflé la bougie du 100ème « coup de cœur ».
Les livres, une chance de survie
L’ homme qui lisait des livres : dans ce petit livre que l’on dévore très vite, même trop vite, Rachid Benzine nous rappelle que, dans ce monde où les bombes tentent d’avoir le dernier mot, les livres sont notre plus grande chance de survie, non pour fuir le réel, mais pour l’habiter pleinement.
Pour ma part, comme tant d’autres, les livres m’ont aidé à vivre et penser ce que je faisais. À réussir parfois, parce que je comprenais mieux ce dont il s’agissait ; à apprendre, toujours.
La lecture, une nécessité
Avoir plusieurs livres différents ouverts en même temps, celui que l’on « mange » en quelques jours et celui qui nous accompagne un mois et plus ; celui de l’étude (qui peut être prière) et l’autre qui raconte une histoire romancée située au Japon…
La lecture est d’abord un plaisir, elle est aussi une nécessité certes mais pas une contrainte.
Arrivés à la retraite, fatigués évidemment, mais pas au point de cesser toute activité, nous avons désormais un temps plus long qui nous fait ouvrir des livres, ceux qui attendent d’être lus ou qui paraissent.
Dans certaines librairies, nous avions repéré qu’il y a des coups de cœur, c’est-à-dire une présentation du livre en quelques lignes seulement. Et si nous rédigions des coups de cœur plus développés sur ce que l’on trouve d’original ; et parfois sur ce qui nous apparaît contestable ?
Chaque livre ouvre à la discussion
Déjà dans le choix du livre : nous en décidons ensemble, à quatre puis à six (Jacques Baudet fc, Bernard Deshoulières fc, Gérard Marle fc, Eric Récopé fc, Pierre Tritz fc)
Parmi la centaine de coups de cœur de livres qui sont aujourd’hui proposés sur le site des Fils de la Charité, quelques-uns se sont invités pour la seule raison que l’un de nous les a aimés.
« Je ne peux garder pour moi seul une richesse qui resterait enfermée dans le coffre-fort de mon intimité », souligne l’un de nous six.
Un autre précise que ces coups de cœur de livre l’amène à exprimer comment il reçoit cette lecture et ce qu’elle lui fait vivre.
Se nourrir de nouveautés
Un luxe que la lecture, que l’étude ?
Une première réponse consiste à dire que l’immédiat nous presse, que nous n’en avons pas le temps, que l’agenda est saturé ; et puis nous avons fait de longues études et donc que nous en savons suffisamment, et cela suffit.
Mais n’est-ce pas le contraire qui est vrai : si nous avons eu la chance d’étudier, c’est pour que nous puissions nous nourrir, toujours et jusqu’à la fin de notre vie, de recherches nouvelles, de nouvelles approches des questions que nous ne soupçonnions pas jusque-là.
Personne ne peut le nier : tout change vite, « en théologie, en spiritualité, en romans, en témoignages de vie », comme le reconnaît l’un d’entre nous.
Lire pour construire sa maison intérieure
Et puis il y a l’écriture.
Une chose est de déposer des briques et du sable dans un endroit, une autre chose est de construire la maison.
Lire, c’est déposer en soi le sable et les briques ; il reste à construire la maison et c’est le temps de l’écriture, de notes prises et rédigées, c’est le temps de sortir de l’impression vague « intéressant, sympa, génial » ; c’est ainsi qu’il nous arrive de dire que nous écrivons pour nous, que nous en sommes les premiers bénéficiaires.
Il y a plus encore.
Il m’est arrivé récemment d’avoir à rendre compte de certaines de mes lectures à un groupe d’une quarantaine de personnes. J’avais écrit un texte enrichi de nouveaux commentaires, et en m’exprimant devant le groupe, comme souvent, je découvrais encore un ou deux aspects auxquels je n’avais jamais pensé, tant il est vrai que c’est dans la rencontre avec les autres que se révèle ce à quoi nous n’avions jusque-là pas prêté attention.
Une collection qui continue de grandir
Il reste le travail de présentation.
Nous avons choisi le format d’une page, références et image de la couverture comprises.
Une amie des Fils, secrétaire de profession, permet d’offrir une présentation agréable et un texte compréhensible et sans faute d’orthographe.
La collection s’enrichit d’une vingtaine de coups de coeur par an ; l’étendue des centres d’intérêt est toujours aussi vaste.
Pour la petite histoire, il est arrivé, certes une seule fois, que le coup de coeur soit rédigé avant la parution du livre : il m’avait été donné par un professeur d’université.
À ce jour, ces coups de coeur rencontrent un intérêt chez celles et ceux qui les lisent (mais je ne serais pas surpris d’apprendre que quelques-uns des miens n’aient suscité aucun intérêt ; c’est le jeu !)
Je peux dire seulement que tous les auteurs ont écrit au moins un coup de coeur qui m’a touché. Mais cela, je le garde pour moi.
Gérard Marle fc, avec le groupe « coups de coeur »

0 commentaires