Gilles Miakoumoutima fc et Christian Basila fc, nouveaux diacres
Gilles Miakoumoutima fc (originaire de la République du Congo) et Christian Basila fc (originaire de RDC) ont été ordonnés diacre le samedi 14 février 2026, à Riano en Italie, par Mons. Gianrico Ruzza, vicaire du diocèse de Porto Santa Rufina. Ils avaient prononcé leurs vœux religieux perpétuels le dimanche 29 juin 2025 en la Paroisse Immaculée Conception d’Abobo Clouétcha à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Le Vicaire général des Fils de la Charité Francisco Ortiz fc était présent à Riano pour l’ordination des deux diacres, aux côtés de Benjamin Vergniaud fc qui a animé leur retraite spirituelle précédent l’ordination.
Gilles et Christian ont choisi cette citation du père Anizan: “Nous devons aimer Dieu pour le faire aimer”.
Témoignage de Gilles Miakoumoutima fc (en janvier 2026)
L’expérience vocationnelle et ses défis
L’expérience vocationnelle m’a permis de comprendre que la vocation possède une dimension paradoxale : elle est à la fois stable et dynamique. Au cours de ma formation, j’ai été confronté à diverses épreuves, issues tant des relations humaines que des sollicitations du monde contemporain. Ces difficultés ont suscité en moi une interrogation fondamentale : Seigneur, m’appelles-Tu vraiment à la vie religieuse ? C’est dans la prière, l’ouverture du cœur, l’accompagnement spirituel et la fraternité religieuse que j’ai trouvé la force de persévérer.
La joie et la responsabilité du ministère
Aujourd’hui, je me reconnais habité par un sentiment de joie et de responsabilité inhérent au ministère diaconal. Cette réalité n’a rien de surprenant, dans la mesure où je perçois l’action constante du Seigneur dans mon cheminement. Je garde mon regard fixer vers Celui qui a purifié mes motivations et donné une réponse à mon appel.
Hésitation et engagement : répondre à l’appel
Il apparaît légitime qu’un jeune manifeste une certaine hésitation face à l’engagement religieux. Toutefois, cette hésitation ne doit pas être interprétée comme une incapacité à se faire confiance. Dieu voudrait qu’une volonté minimale notre part pour qu’Il purifie le doute, éclaire l’hésitation et confirme l’appel de celui qu’Il destine à Son service. Ainsi, lorsqu’un tel désir se manifeste, il est préférable d’oser l’engagement. La formation religieuse offre alors les moyens nécessaires pour comprendre ses résistances et favoriser un développement intégral.
Témoignage de Christian Basila fc (en janvier 2026)
Les fondements de l’appel : une foi enracinée dès l’enfance
Depuis mon enfance, la foi chrétienne a occupé une place centrale dans ma vie. Elle s’est construite progressivement à travers la prière quotidienne, la participation régulière à la messe et l’engagement actif dans la paroisse. Ces pratiques spirituelles ont constitué le socle de ma relation personnelle avec Dieu. Mon parcours a été marqué par une implication dans différents mouvements ecclésiaux, notamment la chorale, le service de l’autel et la catéchèse. Ces engagements m’ont permis de découvrir la beauté du service et la joie de vivre pour le Seigneur. À travers ces expériences, j’ai appris à mieux écouter Dieu et à cultiver une vie intérieure.
Le discernement vocationnel : entre appel de Dieu et luttes intérieures
Avec le temps, une question revenait fréquemment dans mon esprit : « Et si Dieu m’appelait moi aussi ? » Cette interrogation traduisait un début de prise de conscience de ma vocation. Toutefois, elle s’accompagnait de doutes, de peurs et d’incertitudes. En effet, comme tout jeune, je nourrissais également des projets humains et des ambitions personnelles. Je rêvais d’un avenir fondé sur la réussite, la sécurité matérielle et l’épanouissement personnel. L’appel de Dieu apparaissait alors à la fois attirant et inquiétant. Il me promettait une joie profonde, mais exigeait aussi un renoncement. Une véritable lutte intérieure s’est alors installée entre mes désirs personnels et l’appel du Christ. À certains moments, j’ai tenté de fuir cette voix intérieure, préférant suivre mes propres plans. Cependant, Dieu, dans sa patience et sa miséricorde, ne cessait de me rappeler à Lui par des événements, des rencontres et des temps de prière. Peu à peu, j’ai compris que la vocation ne dépend pas d’abord des capacités humaines, mais de la disponibilité du cœur. Accueillir l’appel de Dieu signifie faire confiance et se laisser conduire par Lui.
L’engagement et la fidélité : une réponse quotidienne à l’appel du Christ
En entrant en formation religieuse chez les Fils de la Charité, j’ai découvert la richesse et la profondeur de la vie consacrée. Cette étape a marqué un tournant décisif dans mon parcours vocationnel. Bien que ce chemin ne soit pas exempt de difficultés, j’y ai trouvé un climat de soutien, de fraternité et de croissance humaine et spirituelle. Dire « oui » au Christ n’est pas un acte ponctuel, mais un engagement renouvelé quotidiennement. C’est un choix constant de se laisser transformer par l’Évangile. Aujourd’hui, fort de cette expérience, j’encourage mes jeunes frères à prendre au sérieux leur vie spirituelle et à écouter Dieu dans le silence de leur cœur. Je les invite à ne pas avoir peur de répondre à Son appel, à se faire accompagner dans le discernement et à avancer avec courage, foi et confiance. Car suivre le Christ est une source de joie profonde et durable.
Christian et Gilles, le 14 février 2026
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