Les Fils de la Charité rendent hommage à Fanny Cheyrou

25 Oct 2022 | Pastorale | 0 commentaires

Auteur de l'article : Florence Krasowski
Crédit photos : Fanny Cheyrou

Les Fils de la Charité rendent hommage à Fanny Cheyrou

Fanny Cheyrou est décédée ce 22 octobre 2022. Nous la connaissions depuis 8 ans pour son travail de journaliste au journal La Croix et à Panorama.

I. La Croix en 2014 : Fanny Cheyrou écrit sur le “voyage international de la paix”

Baptême du feu

Les Fils de la Charité ont rencontré Fanny Cheyrou lors du “Voyage international de la paix” en août 2014 (centenaire de la première guerre mondiale). Pierre Tritz fc, Supérieur général des Fils de la Charité d’alors, était venu la chercher à la gare TGV Meuse d’où elle avait débuté un reportage de 24 heures.

Fanny Cheyrou avait suivi la petite équipes de jeunes franco-hongrois accompagnée par Marie-Hélène Biguier, Pierre Tritz fc, Jean-Michel Rapaud fc. Ce fût son premier baptême du feu pour le groupe Bayard : haut en couleur de par le thème et le contexte.

Une région marquée doublement par la guerre

Pierre Tritz fc est à l’initiative de ces “voyages internationaux de la paix”. D’une part en tant que Lorrain, Pierre est sensible à cette région marquée doublement par la guerre. D’autre part  le Fondateur des Fils de la Charité Jean-Emile Anizan était aumônier militaire volontaire à Verdun de 1914 à 1916.

Fanny Cheyrou avait participé avec entrain au chantier de travail de rénovation de la butte de Vauquois dans la Meuse. Le soir, elle avait même aidé Jean-Michel Rapaud fc a souffler ses bougies d’anniversaire.

Ce désir de marcher sur un chemin de la réconciliation et de la paix est toujours tristement à l’honneur en cette année 2022 où la guerre fait rage en Europe.

II. Panorama en 2018 : Fanny publie un reportage des Fils au Mexique

Durant une semaine Fanny Cheyrou avait rencontré les Fils de la Charité au Mexique. Jean-Claude Bado fc l’avait accompagnée lors de ses visites dans les lieux de mission à Ixtapalapa et Toluca.

Elle avait rencontré les religieux au cœur de leurs vies, sur leurs lieux de vie et de travail. Notamment Calixto Martinez fc qui avait habité en France lorsqu’il était vicaire général. Fanny Cheyrou était alors rédactrice en chef de Panorama.

Elle avait publié un grand reportage de huit pages à la rubrique “carnet de bord”, photos à l’appui, sur l’activité des religieux aux périphéries de la capitale mexicaine.

III. Chantiers en 2020 : Fanny Cheyrou nous avait fait l’honneur d’une interview

Fanny Cheyrou avait été interviewée par Pierre Tritz fc alors qu’elle avait rejoint la rédaction de l’Hebdo de La Croix. Elle s’était prêtée au jeu des questions-réponses sur deux pages en décembre 2018 pour la revue chantiers du numéro 200.

Deux ans plus tard, dans le numéro 208 de chantiers de décembre 2020, Fanny donnait de ses nouvelles, dans la rubrique “que sont-ils devenus ?” :

La Croix l’Hebdo

“Je suis toujours journaliste, j’ai quitté le magazine Panorama pour rejoindre un projet naissant l’an dernier, La Croix l’Hebdo. Nous sommes une quinzaine dans la rédaction, des journalistes, des maquettistes, iconographes, équipes marketing, bref, une petite famille qui a son caractère. Autant dire que ça cogite, ça rigole, ça bosse dur, surtout dans les temps distendus et incertains que nous vivons.

Le métier de journaliste

J’ai tendance à dire que le métier de journaliste est un métier qui nous vide autant qu’il nous remplit, et parfois, ça fatigue de réfléchir à notre monde. De l’approcher par tel ou tel chemin, par telle ou telle rencontre. Mais, le métier de journaliste me semble aussi de plus en plus essentiel à notre époque. Alors je continue d’y croire !

Auteur d’un livre

J’ai un peu laissé les parois d’escalade où je grimpais beaucoup pour me concentrer sur l’écriture d’un livre sorti en octobre 2020 : « Ils sont infirmiers de campagne » aux éditions du Palais. Le projet est né lors d’un reportage dans « le pays » de mes grands-parents maternels, Landais. Ce livre et de nombreux reportages que je réalise me relient au monde rural. Je ressens toujours l’appel de la terre, j’y vois un lien essentiel. À l’automne, je donne un coup de main à mes parents pour la récolte des noix du Périgord, terroir paternel. Je crois de plus en plus que « mes » deux mondes sont compatibles. Cela vous donnera peut-être le sourire mais voilà, à Paris je suis la paysanne, et en Dordogne je suis la Parisienne.

Nos pensées vont à son mari et à sa fille, à ses parents, à ses collègues et amis.

Nous sommes reconnaissants de cette vie trépidante menée le cœur battant avec ceux qui vivent aux périphéries de l’Église et du Monde.

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