Religieux, Fils de la Charité dans les quartiers populaires, nous sommes témoins au quotidien des ravages d’une politique migratoire dévastatrice. Expulsions de familles qui squattaient des logements vides dans un immeuble, arrestation d’une jeune maman qui soignait ses parents âgés et sa mise en centre de rétention, contrôles de police dans les gares et le métro…
Alors que l’arsenal législatif est déjà fort contraignant, une nouvelle loi est en train d’être présentée pour être débattue à l’Assemblée. Peu de gens en parlent, ce sont « les affaires », la question des retraites, sans oublier les événements sportifs qui tiennent le devant de la scène. Pourtant la prochaine loi sur l’immigration est d’une extrême gravité. Les étrangers vont perdre les quelques droits qui leur restaient.
Afin de défendre les droits à la justice, à l’asile politique en cas de danger, au regroupement familial, afin de garder notre droit à la solidarité avec les migrants fragilisés, vingt sept mouvements, associations d’Eglise, Congrégations religieuses, dont les Fils de la Charité, ont signé une Déclaration commune :
"Ne laissons pas fragiliser le droit de l'étranger" (Cliquez pour télécharger ce texte).
Notre choix d’aimer le Christ et les personnes les plus fragiles nous détermine à ne jamais nous taire quand la dignité des petits est foulée aux pieds. Heureusement beaucoup d’hommes et de femmes expriment très concrètement leur solidarité et leur fraternité en aidant des migrants en difficulté. La Fraternité n’est pas un slogan républicain pour décorer les façades de nos mairies et de nos préfectures, elle est bien vivante dans le cœur de ceux qu’on accuse de « délit de solidarité ». Nous désirons que nos pays d’Europe, nos églises gardent le cap d’une véritable fraternité vécue avec les plus faibles et avec les migrants.
Jean Guellerin : fc