La danse à l’ordination diaconale d’Osben Pantorilla fc en août

6 Sep 2024 | Vie religieuse | 1 commentaire

Auteur de l'article : Osben Santiago Pantorilla fc
Crédit photos : Fils de la Charité

La danse à l’ordination diaconale d’Osben Pantorilla fc le 31 août 2024

Apprendre à danser, c’est aussi apprendre à évangéliser

Osben Santiago Pantorilla fc, originaire des Philippines, a prononcé ses voeux perpétuels le 25 août 2024 puis a été ordonné diacre le 31 août 2024. Il témoigne que son chemin vocationnel lié à la danse et à la musique.

Des Philippines, au Mexique et en Colombie

Je suis en formation depuis de nombreuses années, et lorsque je regarde en arrière l’un des meilleurs souvenirs de mon parcours vocationnel est la participation aux fêtes qui sont très présentes dans le village où ma communauté m’a envoyée.

Ce fut une expérience stimulante pour moi lorsque ma communauté de Fils de la Charité m’a envoyée au Mexique en 2020 et maintenant ici en Colombie où je suis depuis plus de 2 ans, les deux pays ont une culture similaire. La culture de la célébration, de la “Fiesta”.

La fête qui réunit les familles qui ne se sont pas vues depuis longtemps, les amis qui se font confiance et même les personnes de religions différentes qui ont des approches différentes de la foi dans les quartiers populaires. Lorsque la musique de la fête retentit, les gens commencent à bouger, à danser, à communiquer et à se sentir libres.

Et cela m’amène à me demander si, en Colombie, Dieu danse ?

Au début, je n’avais pas de réponse. Puis, j’ai essayé d’accepter de danser avec eux, de danser la carranga, le merengue, la salsa, la bachata et plus encore, et petit à petit, j’ai ressenti l’esprit d’unité, qui a aidé mon corps à bouger et à interagir avec la musique jusqu’à ce que je me connecte avec les gens qui dansaient.

L’esprit implacable de Jésus : joyeux et humble

Je suis presque sûre que c’est l’esprit implacable de Jésus, joyeux et humble, qui m’a aidée et qui nous a réunis. Dieu danse, et son rythme me rend présent et m’aide à reconnaître l’autre comme mon digne frère et ma digne sœur.

En tant que Fils de la charité, apprendre à danser, c’est aussi apprendre à évangéliser. C’est un appel du temps à se rapprocher des gens, à les connaître, à les aimer et à les évangéliser. Avec ce nouveau ministère que j’ai reçu de la bonté du Seigneur, je peux devenir, comme le souhaitait notre fondateur Jean Emile Anizan, un reflet de l’amour et de la joie de Dieu envers les autres, l’autre Christ.

Osben Santiago Pantorilla fc

1 Commentaire

  1. Jean Claude Bado

    Vivre la joie de Dieu à partir de là Dance, la joie partager dans les choses les plus simples, c’est aussi notre manière en tant que Fils de Dieu de partager les joies et les peines du peuple. Gracias por este hermosa reflexión Osben

    Réponse

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