Carlos Tosar : Un fils venu d’Uruguay 18/08/1925 – 03/09 /2019

24 Sep 2019 | Vie religieuse | 2 commentaires

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Carlos Tosar : Un fils venu d’Uruguay 18/08/1925 – 03/09 /2019

Notre frère Carlos Tosar a quitté son pays natal, l’Uruguay, à une époque où la répression était forte dans ce pays. Rappelons qu’à la même époque, une de ses sœurs, accusée d’être révolutionnaire, membre des “Tupamaros”, s’était réfugiée en France. Elle est décédée à Paris. Sa sépulture fut prise en charge par l’Institut et son corps repose depuis dans le caveau des Fils à Issy-les-Moulineaux.

Début de vocation au Brésil

Carlos a tout d’abord vécu sa vocation de Fils au Brésil, dans le diocèse de Santo André. Une épopée missionnaire partagée avec d’autres fils encore parmi nous, tels que Jean Pierre Borderon, Pierre Jourdanne ou encore Michel Lemarchand.

Les débuts ont été difficiles, car à l’époque de son ordination, en 1969, le Brésil connaissait une dictature. Avec quelques uns des frères, il a été arrêté par la Police Militaire et mis quelques jours en prison, suspecté d’être marxiste !

Implication active

Notre frère Carlos avait une formation en comptabilité et en architecture. C’est lui qui a dessiné les plans de la première maison de formation des Fils au Brésil.

Carlos a surtout laissé sa marque dans le diocèse de Santo André, par son implication active dans l’organisation de la Pastorale Ouvrière. Il animait des sessions de formation autour de la Bible et de l’analyse de la réalité, (le Voir juger agir comme dans nos révisions de vie). Avec méthode et ténacité, il a formé les militants chrétiens, lesquels étaient bien présents et actifs lors du retour à la démocratie. Encore aujourd’hui, les militants d´hier se souviennent de lui comme d’une référence.

Carlos Tosar part pour l’Argentine

A la demande de l’Institut, le 6 février 1985, Carlos Tosar part pour l’Argentine , avec notre frère Yves Rannou, dans le but d´y réaliser une nouvelle implantation. Il va accompagner le Noviciat de deux jeunes Argentins.

L’expérience n’aura malheureusement pas de suite. Car, si les Fils de la Charité ont eu un impact pastoral certain dans la paroisse dont ils avaient la responsabilité, les candidats qui y ont été accueillis sont repartis, notamment à cause des exigences liées à la vie communautaire sur laquelle insistait beaucoup notre frère Carlos.

Martirian Marban se souvient de ses trois années passées en Argentine avec Carlos: « homme simple, d’une foi profonde , d’une vie simple et pauvre, en phase avec les conditions de vie, les luttes et aspirations des travailleurs ».

Gaby Goullin a pris sa part dans cette mission pour faire naître la branche Argentine. Il se souvient de Carlos sillonnant les rues du quartier avec sa bicyclette, visitant les groupes. De même aussi, Paco Hernandez, arrivé en renfort, au moment où déjà la mémoire de Carlos commençait à décliner.

Mais, finalement, l´Institut dut abandonner le projet d’implantation en Argentine. Aujourd’hui il ne reste plus qu’un petit groupe de laïcs formant la Fraternité Père Jean-Emile Anizan, reconnue et active dans le diocèse de Gregorio de Laferrere (Buenos Aires).

Cuba puis de nouveau le Brésil

Carlos Tosar fut envoyé plus tard à Cuba , puis il revint au Brésil, reprenant l’activité pastorale à la paroisse São Sebastião de Rio Grande da Serra.

Finalement, à cause de son âge et de sa santé devenue fragile, il a été accueilli, à Montevideo, dans une maison religieuse adaptée à sa situation. Sa famille habitait à proximité et le visitait régulièrement.

Carlos Tosar nous laisse le témoignage d´une vie religieuse marquée par la fraternité, la bonté et la disponibilité.

Avec lui, nous aurons un bon intercesseur près du Père.

Michel Lemarchand fc

Les obsèques de Carlos ont eu lieu mercredi 04 septembre à Montevideo

2 Commentaires

  1. Larissa

    thank you for sharing this very informative text!

    Réponse

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