Pentecôte, la différence dans l’unité

L'Esprit-Saint représenté à l'entrée du sanctuaire de Fatima au Portugal

“L’Esprit du Seigneur remplit l’univers, et lui qui englobe toutes choses, sait se faire comprendre des hommes de toutes langues, alléluia” (Antienne d’ouverture tirée de Sagesse 1,7)

Pentecôte, la différence dans l’unité

L’Eglise a reçu dimanche les dons de l’Esprit-Saint, fruit de la Pâque du Seigneur. Lucien Marratier, prêtre à Saint-Ouen (93) raconte la joie et la paix reçus lors d’une ressente célébration de quatre baptêmes.

Colombe représentant l'Esprit-Saint

© Florence Sanyas

 

Au-delà de toutes frontières

Jour de baptême en l’église Notre-Dame du Rosaire, quatre familles sont là, assises côte-à-côte, dans le haut de l’église. Non sans inquiétude, cela se sent. L’une est d’origine paraguayenne, une autre du Sri-Lanka, une autre vient d’Haïti et, sur les quatre, une vient de … France. Elles avaient en tête la façon dont les baptêmes se célèbrent dans leur pays d’origine. Ici, comment les choses allaient-elles se passer ? La préparation avait été difficile, plusieurs parents ayant du mal avec le français. “Nous ne serons pas seul ?” avait demandé avec une pointe d’inquiétude l’une des familles. Personne n’était vraiment rassuré. Moi non plus.

Soudain, le souffle de l’Esprit

Que s’est-il passé ?… Je ne sais pas. A n’en pas douter, l’Esprit Saint était là. Petit à petit, l’ambiance a changé. Un climat de fraternité s’est instauré qui a dissipé le côte-à-côte un peu froid du début. Chaque famille, ces familles qui, dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui, ont tant de défis à relever à longueur de jours, chaque famille s’est sans doute sentie accueillie et reconnue pour elle-même. On avait l’impression que chacune se sentait à l’aise, à sa place, ici, à l’église. Comme chez elle, pourrait-on dire. Le point culminant a peut-être été la prière du NOTRE PERE que nous avons dite ensemble à la fin de la célébration. Un grand moment de fraternité. La joie était d’autant plus grande, me semble-t-il, que les frontières qui nous séparaient les uns des autres étaient nombreuses – langues, cultures … – et rendaient au départ cette joie improbable ! Seigneur, merci, pour ce moment de grâce !
Deux jours après, j’ai rencontré une maman haïtienne qui avait participé aux baptêmes. Elle n’avait qu’un mot à la bouche : “Incroyable” … répétait-elle !

Lucien Marratier fc, Saint-Ouen

Et aussi :

Farandole Fraternité Anizan à Verdun 2015

© Hélène Négrini

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