Sacrement des malades, un réveilleur d’énergie

By 13 février 2018Pastorale
Bourgeons de feuilles à l'Abbaye de la Pierre-qui-vire

Journée mondiale du Malade et le Dimanche de la Santé

Un sacrement de foi pour la vie …

En la fête de Notre-Dame de Lourdes, tous les 11 février, nous célébrons la Journée mondiale du Malade et le Dimanche de la Santé. Pourquoi l’Eglise propose-t-elle le Sacrement des Malades?

Bourgeons de feuilles à l'Abbaye de la Pierre-qui-vire

© Frédéric Tonquédec fc

 Désir de vivre

La vie se charge de nous l’enseigner : que nos santés soient bonnes ou précaires, nous savons que nos corps et nos psychismes sont infiniment vulnérables. Et pourtant, même à travers les temps de lutte, de révolte ou de doute, nous nous reconnaissons habités par un désir de vivre qui, à certains moments, nous rend capable d’une étonnante résistance. Le Christ vient nous rejoindre là, à la jointure de cette fragilité et de cette aspiration à vivre. Vécu en ce jour, le Sacrement des Malades en est un signe puissant !

 Jésus thaumaturge

Il est d’abord une invitation à Vivre que fait le Christ en Personne ! Parce que, sur les routes de Palestine, Jésus a guéri des malades, des infirmes, des possédés… et plus encore parce qu’il est mort et ressuscité d’entre les morts, ce sacrement est une proposition de Vie. Le Christ n’a pas voulu être un “faiseur de miracle” mais un Eveilleur et un Réveilleur d’Energie. En ce sens, le sacrement des malades est un geste fort où le Christ communique sa Puissance de Vie, nous rappelant que le malade, avant d’être un malade, est d’abord un frère ou une sœur, appelé à la vie. Dans nos fragilités ce sacrement est une force. Dans nos doutes, une lumière. Dans nos révoltes, une paix.

© Frédéric Tonquédec fc

 Le sacrement des malades

Aussi, précédée dans la célébration par l‘imposition des mains, l’onction d’huile que le prêtre trace sur le front et les mains du malade signifie que c’est sa personne tout entière (corps, esprit, âme) qui est invitée à accueillir “la visite” du Christ. La présence de la communauté renforce le sens de cette “visite”, manifestant combien Il se fait proche de chacun, et nous invite à l’accueillir avec foi pour entendre sa voix nous dire : “Va en paix. Ta foi t’a sauvé”.

 Le Christ n’abandonne jamais les siens

Car, qu’ils vivent dans la maladie, la faiblesse, le handicap ou l’âge avancé… … le sacrement que nos frères et sœurs reçoivent en ce jour est aussi un appel à l’Esprit Saint. Pour qu’il “forme le Christ” en eux et qu’Il les envoie en mission au travers même de leur état affaibli. Fragilisés, ils n’en demeurent pas moins les membres vivants de la communauté chrétienne, rendus témoins de la Présence du Christ qui n’abandonne jamais les siens.

© Frédéric Tonquédec fc

Par là, ils sont envoyés annoncer, par leur vie, leur parole, leur prière, combien Dieu rejoint chacun jusque dans l’épreuve et la souffrance. Le “Corps du Christ” que nous sommes est formé mystérieusement des “souffrants” comme des “bien portants”. Et l’Esprit Saint nous invite à ne jamais l’oublier.

Michel Retailleau fc, curé de la paroisse Sainte-Hélène Paris(18ème)

et le Service Evangélique des Malades

 

Cette année en 2018, le thème de la Journée du malade nous est fourni par les paroles que Jésus, élevé sur la croix, adresse à Marie, sa mère, et à Jean : « “ Voici ton fils … Voici ta mère ”. Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27).

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